Paiement des matières premières en devises : la Banque d’Algérie recule, fournit des explications laborieuses

14:00  mercredi 29 juin 2016 | Par Ali Idir | Actualité 
Mohamed Loukal, nouveau Gouverneur de la Banque d'Algérie (© Anis Belghoul / NewPress)

Mohamed Laksaci nous avait habitués à des décisions irréfléchies suivies de reculades. Mohamed Loukal, nouveau Gouverneur de la Banque d’Algérie, semble vouloir perpétuer cette tradition. Le 20 juin, TSA révélait une note, dans laquelle la banque centrale modifiait la règle en matière d’importation des matières premières destinées à fabriquer des produits qui seront exportés. La note, non seulement mettait partiellement fin à la convertibilité commerciale du dinar, mais elle rendait l’accès aux exportations presque impossible aux entreprises qui n’ont jamais exporté.

Ce mercredi, la Banque d’Algérie tente de corriger via l’agence officielle. Mais les explications fournies sont fausses. Selon un responsable de cette institution, il s’agit d’une mesure de facilitation pour les exportateurs hors-hydrocarbures en supprimant son accord préalable pour le paiement en devises des factures d’importation des matières premières par ces opérateurs.

C’est dans ce sens que les banques ont été instruites par la Banque centrale d’autoriser, désormais, le règlement financier des opérations d’importation de matières premières, sous le régime d’admission temporaire pour perfectionnement actif, sans l’accord préalable de la Banque d’Algérie, et ce, lorsque l’opérateur règle sa facture avec ses propres devises, ajoute la même source.

Pour les exportateurs qui ne détiennent pas de devises (primo-exportateurs) ou qui ne disposent pas suffisamment de devises pour importer les matières premières, ils restent soumis à un accord de la Banque centrale autorisant la banque domiciliataire à transférer les devises vers le fournisseur étranger, contre paiement de l’équivalent en dinars par l’opérateur algérien, ajoute cette source.

TSA reproduit ici intégralement la note dont le contenu est très éloigné des « explications » fournies par la Banque d’Algérie. Ce qui accrédite davantage la thèse d’une décision prise dans la précipitation.

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