À Alger, l’année commence avec une hausse des prix de plusieurs produits

13:14  lundi 2 janvier 2017 | Par Soumaya Maassoum | Actualité 
Selon la Fédération algérienne des commerçants, l’unique explication de ces augmentations reste le retrait du contrôle du ministère du Commerce. (Crédit photo : Bilel Zehani / NEWPRESS ©)

Sans surprise, l’année 2017 commence avec son lot de hausse des prix. Les produits les plus touchés sont ceux de première nécessité, notamment les produits laitiers, a-t-on constaté à Alger.

« Le lait Obeï a augmenté de 2 dinars la boîte mais je serais obligé de maintenir le même prix qu’avant pour ne pas pénaliser le consommateur. Mais c’est 2 dinars de perte pour moi sur chaque boîte » regrette Hakim, gérant d’une alimentation générale.

« Les yaourts, les fromages, certaines marques de lait : tous les produits laitiers ont augmenté. Je vendais le camembert à 220 dinars la boîte. Aujourd’hui, je l’ai acheté à ce prix chez le grossiste. Je vais être forcé d’augmenter le prix à mon tour. Je n’ai pu acheter que la moitié de ce que j’achète habituellement. C’est inadmissible. Si la grève avait été organisée à Alger, je l’aurais suivie », affirme Salim, gérant d’une alimentation générale au centre d’Alger.

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Côté fruits et légumes, c’est calme. « Il n’y a pas eu d’augmentation sur les fruits et légumes, par contre les produits manquent à l’achat », affirme Mohammed, vendeur de fruits et légumes à Alger-Centre.

Les associations des consommateurs déplorent cette situation. « C’est dommage que certains profitent de cette situation. Ils avaient déjà commencé à augmenter les prix en septembre dernier. Cette augmentation est de 20 à 30%. Il n’y a aucune raison pour une telle hausse », déplore Menouar Hassan, vice-président de la Fédération algérienne des consommateurs (FAC).

Selon M. Menouar, l’unique explication de ces augmentations reste « le retrait du contrôle du ministère du Commerce ». « Nous avons constaté depuis trois mois une quasi-absence de l’affichage des prix. Le ministère du Commerce s’est concentré sur la sensibilisation. Il a négligé totalement le contrôle et la répression, alors qu’il devrait intensifier le contrôle maintenant plus que jamais », explique-t-il.

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