Pétrole : l’Opep pourrait reconduire son accord de réduction de la production

18:15  jeudi 16 février 2017 | Par Sarah Smaïl | Actualité 
(Crédits : REUTERS ©)

L’Opep pourrait prolonger la durée de son accord de réduction de la production de pétrole avec les producteurs hors cartel, voire même pousser plus loin la réduction à partir de juillet, si la baisse des stocks n’est pas suffisante, rapporte Reuters.

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Suite à cette annonce, le prix du pétrole a augmenté ce jeudi. Le Brent a atteint 56,06 dollars le baril à 14h30 GMT.

Les pays producteurs doivent respecter à 100% l’accord, conclu en novembre, pour que les stocks mondiaux baissent de 300 millions de barils afin de revenir à leur niveau moyen d’il y a cinq ans, selon des sources de l’Opep citées par l’agence.

“Si nous avons un engagement plein de la part de tous, les stocks baisseront. Vers le milieu de l’année, peut-être qu’ils atteindront la moyenne sur cinq ans. Mais cela, c’est si nous avons une coopération à 100%”, selon l’une de ces sources.

Si les producteurs coopèrent, “ce serait certainement encourageant”, a déclaré une autre source, selon laquelle une “coopération effective” pourrait donner lieu à une reconduction de l’accord dès le mois de mai.

En janvier, l’accord de réduction avait été appliqué à 93%, l’Arabie ayant la part de réduction la plus importante.

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La réduction de 1.8 millions de bpj sur laquelle se sont entendus les producteurs devrait permettre de faire baisser les stocks de brut de 300 millions de barils sur la durée de l’accord. Mais le temps requis pour obtenir des données fiables sur les stocks mondiaux ne permettra probablement pas d’y voir assez clairement d’ici le 25 mai, date de la prochaine réunion de l’Opep, à laquelle des pays non membres pourraient aussi être conviés.

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À la fin du mois de décembre, les stocks pétroliers étaient encore de 286 millions de barils au-dessus de la moyenne sur cinq ans, selon l’Agence internationale de l’Énergie. Ces 286 millions de barils sont répartis assez uniformément entre pétrole brut, GNL et produits dérivés, en particulier aux États-Unis.

Compte tenu de l’abondance actuelle, les États-Unis pourraient augmenter leurs exportations de pétrole léger, indique Reuters.

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La hausse de la production américaine de schiste met, elle aussi, en péril la stabilisation du prix du pétrole, dans un contexte où les découvertes de nouveaux champs de gaz et de pétrole ont baissé à leur niveau le plus bas depuis 60 ans, rapporte le Financial Times. Seuls 174 champs ont été découverts à travers le monde l’année dernière, contre une moyenne de 400 à 500 par an jusqu’en 2013, selon le journal.

Une telle diminution reflète un ralentissement des explorations, en raison notamment de la chute des prix des hydrocarbures depuis 2014 et de l’orientation de l’industrie vers le schiste, en particulier aux États-Unis.

Dans les années à venir, la demande en énergie pourrait se tourner vers des ressources “non conventionnelles” comme le gaz et le pétrole de schiste américains.

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