France : Macron maintient ses propos sur la colonisation, demande « pardon »

10:52  dimanche 19 février 2017 | Par Riyad Hamadi | Actualité 
Emmanuel Macron, ancien ministre de l’Économie et des Finances et candidat du Mouvement En Marche ! à l’élection présidentielle française de 2017. (CRÉDITS : REUTERS ©). (Crédits : FCE ©)

La polémique en France sur les déclarations d’Emmanuel Macron sur la colonisation qualifiée de « crime contre l’humanité » se poursuit. Samedi, le candidat à l’élection présidentielle française a maintenu ses propos, mais il a demandé pardon notamment aux harkis et aux pieds-noirs. « Je ne vais pas retirer mes propos, m’excuser, ou faire moi-même de la repentance», a-t-il prévenu lors d’un meeting à Toulon, dans le sud-est de la France, où il a été accueilli par des manifestants pieds-noirs pour lui réclamer des excuses.

Face à la foule, le président du mouvement En Marche a lancé « Je vous ai compris » ; la célèbre phrase prononcée par le général De Gaule durant la guerre d’Algérie. Il a reconnu « avoir blessé » de nombreux pieds-noirs et a demandé « pardon ».

« (…) Je sais que j’ai blessé (…) (et) je suis désolé de vous avoir blessés, de vous avoir offensés, de vous avoir fait du mal. (…) Pardon pour les passionnés, pardon de vous avoir fait mal, parce que ça n’est pas ce que je voulais », s’est excusé Macron, pour tenter d’éteindre la polémique sur ses déclarations à Alger. Au passage, dans son discours il a gommé le terme « crimes contre l’humanité » au profit de « crime contre l’humain », remarque Le Monde.

L’ancien ministre, dont le meeting a été perturbé par une manifestation organisée par le Front National (extrême droite), a estimé que « la responsabilité de la France était de les réconcilier ». Il s’adressait ainsi « aux rapatriés, aux harkis et aux anciens soldats », en les exhortant à « ne jamais céder à la haine », rapporte Le Figaro.

Les déclarations de Macron sur la colonisation lui ont valu des critiques notamment de la part de la droite et de l’extrême droite en France.

Sur le même sujet :