FAF : l’EN, priorité du nouveau Bureau fédéral

19:52  lundi 20 mars 2017 | Par Ali Ouezzane | Actualité 
(DR)

Le nouveau Bureau fédéral de la FAF, à sa tête Kheïreddine Zetchi, accorde la priorité à l’équipe nationale, sans entraîneur depuis le départ du Belge Georges Leekens, après le fiasco de la CAN 2017 au Gabon.

« On va accorder une attention particulière à l’EN qui est la vitrine de notre football. Un nouveau sélectionneur national sera engagé dans 15 à 20 jours. On a reçu des CV qu’on va étudier avant de prendre une décision collégiale au sein du Bureau fédéral. On choisira celui qui convient à notre philosophie de jeu, basée sur le jeu court et les dribbles », a déclaré Zetchi dans sa première conférence de presse tenue juste après son élection à la tête de la FAF dans une assemblée générale très agitée et perturbée par Abdelkrim Medouar, dont la candidature a été rejetée, et par les partisans du président démissionnaire de la commission électorale, Ali Baâmar.

Le successeur de Mohamed Raouraoua compte changer de stratégie en accordant plus d’intérêt au joueur du cru que son prédécesseur a marginalisé, préférant miser sur le produit de l’école française et notre diaspora à l’étranger. « On veut réhabiliter le joueur local qui doit croire en ses potentialités, mais on ne négligera pas pour autant les joueurs venant de l’étranger. On est reconnaissant envers eux. On compte toujours sur eux. Je vais d’ailleurs les contacter pour les rassurer et les réconforter. L’EN sera composée des meilleurs joueurs d’ici et de l’étranger. Ce n’est pas le Bureau Fédéral qui les choisira, mais le futur sélectionneur national. Celui-ci doit être constamment en Algérie et faire des stages mensuels pour les joueurs locaux qui seront renforcés par les meilleurs éléments évoluant à l’étranger lors des dates Fifa », a expliqué Zetchi qui dément avoir proposé à Rabah Madjer de reprendre les destinées des Verts dont la prochaine sortie est prévue début juin à Blida face au Togo, pour le compte des éliminatoires de la CAN 2019.

Ses autres grands chantiers sont l’arbitrage, toujours très décrié, la lutte contre la corruption et la réalisation de quatre centres techniques fédéraux dans les quatre coins du pays pour remédier au manque de centres de formation, qui tardent à voir le jour dans les clubs professionnels. S’agissant de la fameuse DNCG (Direction nationale de contrôle de la gestion des clubs), le nouveau patron de la FAF a tenu à préciser que son objectif n’est pas de punir les clubs, mais de les accompagner pour équilibrer leurs budgets dans le but de réduire leur endettement et de sauver le professionnalisme.