La DGSN renforce ses moyens héliportés: Dix nouveaux hélicoptères ultrasophistiqués pour la police

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Salaires des journalistes, manque de moyens, censure, médiocrité des programmes...

Entretien avec Djamel Maâfa, SG du Syndicat des journalistes de l’ENTV



Vous avez travaillé, pendant des mois, dans le cadre d'une commission nationale pour l'élaboration de la grille de référence des journalistes. Où en êtes-vous actuellement ?

Nous avons travaillé pendant huit mois. Nous avons tenu plus de trente réunions à l'issue desquelles nous avons produit un document de plus de 32 pages. Depuis la décision de 1973, portant sur le parcours professionnel et les droits des journalistes, nous ne nous étions plus penchés sur la question. L'installation de cette commission nationale était donc quelque chose d'extraordinaire.  

Sur beaucoup de points, comme le parcours professionnel, le régime indemnitaire et la réhabilitation du métier du journaliste, nous avons obtenu satisfaction. Nous avons en revanche eu des divergences sur deux points : la valeur du point indiciaire et le principe d'un effet rétroactif. Le ministère a proposé 40 DA, ce que nous n'avons pas accepté. Nous considérons que cela ne répond pas aux aspirations de la corporation. C'est vrai que nous avions élaboré une plate-forme où nous avons demandé un salaire de base de 75 000 DA pour un journaliste débutant. Maintenant, il n'y a pas que la commission qui va déterminer cette valeur. Je crois qu'il y a des arbitrages à faire, comme l'a dit le ministre.   


Vous avez tenu plusieurs rassemblements depuis quelques jours. Après plusieurs réunions avec vos partenaires, vous avez appelé à la reprise du dialogue. Avez-vous été recontacté par le ministère ?

Les trois syndicats (télévision, radio et APS) ont signé une déclaration commune pour dire qu'ils sont ouverts au dialogue. Ils attendent toujours. Pour l'instant, nous n'avons pas été recontactés mais nous attendons une rencontre pour bientôt. Nous voulons finaliser le travail et signer l'accord.  


Beaucoup pensent que l'installation de cette commission n'est qu'une manœuvre des pouvoirs publics pour gagner du temps. Qu'en pensez-vous ?  

Je ne partage pas cet avis et ces craintes. Il suffit de reprendre le dialogue pour qu'il y ait un accord. En revanche, il y a certaines voix qui essayent de discréditer les revendications des journalistes et les réduire à des questions d'ordre alimentaire. Ils oublient qu'à travers le monde entier, le journaliste a un statut et un salaire qui va avec. Nous sommes en train de nous attaquer à un problème de fond. Vous savez, j'ai dix-sept ans de carrière à l'ENTV. J'aurais pu prendre ma valise et atterrir le soir dans une autre télévision et j'aurais peut être eu dix fois le salaire que je touche actuellement. Des dizaines de collègues sont partis. Mais il faudra bien qu'on arrête cette hémorragie, un jour.    


Pensez-vous qu'on soit en train de pousser, indirectement, les journalistes à partir à l'étranger ?

Oui ! Quand le journaliste n'est pas bien payé, n'arrive pas à payer un voyage à ses enfants et parfois même pas à se soigner, il pense effectivement à partir. Chaque semaine, nous perdons un journaliste. C'est un métier pénible, de pression et de stress. Aujourd'hui [mercredi, NDLR], on a enterré un confrère du Jeune indépendant, M. Zaâf.  


À combien est estimé le salaire moyen à l'ENTV ?


Entre quarante et cinquante mille dinars.  


Les journalistes ne fuient-ils pas aussi la médiocrité ?


Tout le monde critique la télévision. Mais la critique doit s'accompagner d'une identification des problèmes. La télévision algérienne, avec ses cinq chaînes, n'a toujours pas de siège adéquat par exemple, malgré le budget débloqué par les pouvoirs publics.    


La télé a pourtant beaucoup de moyens...
 

Le budget de la télévision algérienne tourne autour de 6 milliards de dinars. Elle emploie 3 500 personnes, peut être davantage. Le service public égyptien a un budget d'un milliard d'euros par an. Si nous voulons construire une grande télévision publique, il faut des moyens. Quand on aura un siège et des moyens techniques adéquats, là on pourra demander des comptes.    


N'y a-t-il pas aussi un problème d'autonomie par rapport aux pouvoirs publics ?
 

Je ne sais pas... Mais il ne faut pas uniquement juger l'ENTV sur son journal, il y a d'autres programmes. Moi non plus, je n'aime pas certaines choses.   


Mais l'opposition, les acteurs de la société civile et les mouvements sociaux sont pratiquement absents à la fois du JT mais aussi des programmes...  

En tant que syndicat des journalistes, nous souhaitons donner une grande place aux mouvements sociaux, aux partis politiques et aux débats. Il y a un début mais il reste beaucoup de choses à faire. Nous nous engageons à réaliser cet objectif. Nous voudrions aller vers la construction d'une véritable télévision publique sur des bases professionnelles. Dans tous les pays développés, la meilleure télévision est la télévision publique. C'est le cas en Grande-Bretagne avec la BBC et en France avec France télévisions, par exemple. Nous travaillons sur plusieurs axes en même temps.    


Comment et dans quel cadre ?  

Nous avons inscrit dans notre programme de syndicat la création d'un conseil d'éthique des journalistes de la télévision et d'une charte qui va être signée par eux.   


Les journalistes pourraient-ils s'appuyer sur ce conseil pour faire des propositions ?  

Nous allons nous imposer d'abord une certaine déontologie. Le journaliste doit respecter l'éthique et produire un travail de qualité. Et nous avons d'excellents journalistes qui sont restés. Ils peuvent relever le défi. La construction d'un service public fort est une nécessité.   


Pourquoi n'a-t-on pas eu, jusqu'ici, un tel service public performant ? N'y avait-il pas, selon vous, une certaine volonté politique d'empêcher son développement ?  

Je ne sais pas. Ça m’étonnerait. Personnellement, je ne le crois pas. J'ai eu à faire des émissions en direct de deux heures et je n'ai jamais reçu de directives. Mais notre pays a intérêt à avoir une télévision forte respectant son engagement et son cahier des charges. Il devrait aussi y avoir un système d'informations crédible et fort répondant aux aspirations des citoyens.    


Ce n'était pas le cas jusqu'à maintenant...
 

Il y a eu des incohérences, le service public est à parfaire.   


Croyez-vous à certains changements avec l'adoption de la nouvelle loi sur l'information ?  

Nous saluons l'adoption de cette nouvelle loi, particulièrement le volet portant sur l'ouverture de l'audiovisuel. Nous pensons que l'arrivée de la concurrence va stimuler le secteur. Mais nous croyons, en tant que syndicat, que la volonté des pouvoirs publics d'aller vers une ouverture doit aussi être accompagnée d'un plan de réhabilitation du secteur public, et particulièrement de la télévision.


 

 
02/02/2012 à 11:33 | 6 commentairesRéagir

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Vos réactions


Des leçons de morale pour les "journalistes" de l'ENTV? Pourquoi faire? A-t-on vu quelqu'un semer du blé en mer? Le peuple sait très bien que le combat de la "liberté d'expression" n'est pas le leur. Ce qui les intéresse c'est le remplissage du mangeoire!!!

@melda2000 je pense que 50000 DZD c'est déjà trop pour la médiocrité et le travail non journalistique que vous faites, vous êtes la honte même du journalisme parce que vous êtes cessez informer et vous etes payés par l'argent du peuple, je ne vois pas pourquoi nous le peuple accepterai de vous augmenter votre salaire pour service NON rendu a la nation. ceci dis, je dis ca dans la perspective ou le peuple a le droit a la parole et la gestion des ressources nationales, ce qui est loin d'etre le cas. maintenant coté pouvoir je pense que vos revendications sont légitimes, comme la police, le drs ou la GN vous etes la pour protéger et redorer l'image de votre cher fakhamatouhou et ses acolytes. toujours la loué notre bien aimé, tout va bien dans le pays ...etc, point de critique, point de débat contradictoire, point de VÉRITÉ . bravo vous avez atteint peut être même dépasser la référence nord coréenne. 50% d'augmentation pour les pseudos services de sécurité et 0% pour vous, je pense que votre revendication est légitimes, vous contribuer de la même manière a l’étouffement et l'abrutisation de la societé, vous mérité bien votre salaire bande de nuls, vous avez complété votre mission

Aujourd’hui, si nous nous battons, c'est pour notre dignité, nos droits, pour un salaire digne du métier de journaliste. Vivre avec un salaire de moins de 50 mille DA après plus de 10 ans de métier c'est nous enfoncer encore plus dans la précarité! Voilà le but de notre légitime revendication et s'il vous plait, qu’on ne parle pas ici de "liberté d'expression" qui pourrait être le motif d'un autre front, il ne s'agit pas de cela! Ceux-là mêmes qui nous reprochent "d'occulter des informations" sont retrouvés dans la presse pseudo indépendante laquelle, en majorité n'a même pas mentionné notre sit in. Il faut être journaliste à l'ENTV pour connaître vraiment nos conditions de travail... d'où notre sit in !!! Nous n'avons pas besoin de leçons de moral. Je mettrai ma main au feu que si un poste de journaliste à l'ENTV était octroyé à l'un de ceux-là mêmes qui nous critiquent, il ne le refuserait pas et il oublierait sans doute ses slogans anti ENTV! Alors arrêtons donc cette hypocrisie! Nous sommes un syndicat de journalistes, nous sommes unis pour notre cause qui est juste. Nous attendons toujours la réponse de notre ministère. Nous sommes patients, mais li sabre houdoud.

encore qq'un qui veut sa part du gâteau, l'ENTV est a mon avis la pire chaîne au monde, même la chaîne EL JAMHIRYA est devenue meilleure, pourquoi il ne parle pas de la fermeture des médias lourds et le champs audio visuel au privé ? pourquoi ne parle pas t'il sur la censure ?? pire encore il dit qu'il n'y a pas de censure, une censure que sur les 35 millions d'algériens, il ya que lui qui ne la vois pas, même boutef qui considère L'ENTV comme bien personnel (khalhalou babah) dit qu'on a pas de télévision, 50 ans après l’indépendance on a toujours 1 chaîne de télé (avec des clones bien sur) que personne ne regarde, un journal qui passe 3/4 du temps a loué Fakhamatouhou alors qui ne parle jamais des émeutes, des grèves, des immolés, des attentats terroristes, des pénuries des medocs,... je ne vois pas comment tu peut encore te reagder dans un miroir ya djamal maafa, ya pas plus dégoûtant que les opportunistes, chiatines, les beni oui oui pour ne pas dires les koua.... ai au moins le courage de dire que ce n'est pas de notre faute si ENTV est a la risée du monde mais la faute aux politiques qui nous laisse pas travailler

Aux questions de fond, du genre de celles qui traitent sur la performance ou, plus délicate, sur l'autonomie vis-à-vis des pouvoir politiques qui ignorent totalement la notion de service public, le SG du "syndicat" répond par ... "je ne sais pas", à deux reprises!!! Allez monsieur, reconnaissez la nature exclusivement "khobziste" de vos revendications car en 17 ans de carrière, comme vous le stipulez, vous auriez pu "savoir", vous êtes bien journaliste, non?

ce monsieur a certainement des interets personnels a defendre ,pour lui tout va pour le mieux sauf les remunerations des journalistes de l entv.en aucun moment il n ose s attaquer a ses superieurs les menageant meme parfois ,feignant de ne pas savoir que la tele actuel ne dispose d aucune liberte d expression .et surtout il nous demande de patienter apres 50 ans d independance (il y a un debut a tout dit il ).quant a son nationalisme bien interesse qu il tente d aller travailler sous d autres cieux on verra ce que cela donnera

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