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La quatorzième édition du Salon international du livre d’Alger (SILA), qui s’ouvre aujourd’hui à l’esplanade du 5 juillet, ne sera pas différente de la précédente, marquée par des actes de censure ayant touché plusieurs ouvrages. Cette année, le roman-pamphlet de Mehdi El Djazaïri, « Poutakhine, Journal presque intime d’un naufragé » sera l’un des premiers titres à être retirés du Salon, même si aucune décision de justice n’a été prise à l’encontre de cet ouvrage. La police judiciaire a même déjà commencé à saisir les exemplaires du livre dans les librairies d’Alger.
 
Mardi matin, Rachid Hadj Nacer, directeur des livres au ministère de la Culture, a, dans une interview à la Chaîne III de la radio nationale, admis l’existence de la censure. « Comme chaque année et comme dans tous les pays, à l’occasion de foires ou d’importations, un regard est obligatoire sur tout ce qui rentre comme livres. Nous disposons d’un décret qui précise les domaines touchées par l’interdiction. Pour le SILA, nous recevons au préalable les listes  des ouvrages à exposer. Une commission étudie les listes. Cette année, le travail s’est fait très vite. Nous avons évité les erreurs du passé. Les ouvrages interdits ont été arrêtés avant la sortie de leurs pays d’origine », a-t-il indiqué.
 
Les éditeurs ont, selon lui, trouvé cette procédure normale. « Chez les pays voisins,  cela se fait sans soulever la moindre remarque alors que chez nous, c’est un peu particulier », a-t-il ajouté.
 

M. Hadj Nacer a donné des quelques précisions sur le contenu du décret relatif à « la censure ». « Les livres interdits sont ceux qui ne répondent pas aux critères : ils font l’apologie au terrorisme, ils ne correspondent pas à nos valeurs, ils portent atteinte à nos institutions...Il y cinq ou six points énumérés dans le décret qui nous indiquent la marche à suivre ». C’est la première fois qu’un responsable du ministère de la Culture reconnaît l’existence d’un texte qui codifie la censure.   

27/10/2009 à 10:29 | 3 commentairesRéagir

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Vos réactions


Je trouve ce code de senseur justifié. Un marché non régulé est un bazars. Le livre aussi se régule. On ne peut pas accepter sur notre territoire après de tels sacrifices des livres qui font de la propagande au terrorisme et des livres qui ont pour but de déstabiliser les institutions de l'état (qui tue qui). Dans les plus libres des pays du monde ce genre de livre sont non seulement censuré mais peuvent amener à des poursuite pénale contre leurs éditeurs. Personnellement je pourrai torturer à la mort les gens qui propages des idées en rapport avec le terrorisme et des idées qui ont pour but de déstabiliser les "institutions" du pays. Maintenant il ne faut pas que ça deviens une pratique contre tout ce qui dérange, et c'est là toute la différence entre la "censure" comme outil de protection du citoyen et de la nation, et la "censure" comme moyen de pratiques totalitaires et qui n'a pour but que les intérêt de ceux qui la pratique. La "censure" elle même ne me choque pas, au contraire l'absence de censure et une grande faiblesse qui signifie l'absence de règlement, l'absence de l'état.

Bonjour à vous tous. Le salon du livre d'Alger est une manifestation qui a pris, au fil des années, une certaine importance. Maintenant le problème réel du livre en Algérie c'est d'abord les éditeurs qui, pour la plupart, ne sont pas de véritables professionnels, ensuite, le problème éternel des livres techniques pour les étudiants, il est très difficile de trouver des bons livres et si on en trouve, ça sera forcément hors de prix. Pourquoi les éditeurs algériens n'essaient pas de conclure des partenariats avec les grands éditeurs américains, canadiens, anglais et même français afin de pouvoir éditer ces titres en Algérie en échange bien entendu d'un pourcentage pour chaque livre vendu aux éditeurs étrangers et donc à/aux auteurs. L'Algérie dans ce domaine paraît comme un pays complètement verrouillé, fermé, c'est véritablement un très gros problème, bon, il est vrai que maintenant il y a internet (et heureusement d'ailleurs !), mais quand-même, on ne trouve pas tout sur le net ! A bientôt 2ème république avec ses maisons d'éditions de renommé internationale. TAHYA EL-DJAZAÏR.

comme tous les fossiles vivants, nos augustes dirigeants vivent hors temps! "un texte qui codifie la censure"! il faut vraiment être taré pour avancer des inepties pareilles. à l'heure d'internet rien ne peut être censuré à moins de censurer la toile en imposant l'at, avec son débit débile, comme seul fournisseur d'accès. d'ailleurs le livre de benchicou a bien été censuré et pourtant tous ceux qui voulaient le lire, l'ont lu et ont bien entendu découvert certains traits bien cachés de certains de nos augustes dirigeants. on ne cache pas le soleil avec un tamis et je crois que même les fossiles vivants (je parle des vrais fossiles vivants du genre selacanthe)adhèrent à cette vérité. alors nos dirigeants seraient des pré-fossiles vivants?

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