L'avertissement du dirigeant sahraoui fait suite à l'attitude de la diplomatie royale qui s'entête à livrer des interprétations orientées et erronées de la résolution 1871 du 30 avril 2009 du Conseil de sécurité des Nations unies, comme elle l'a d'ailleurs régulièrement fait par le passé. Le texte, qui appelle à la reprise des négociations est pourtant on ne peut plus clair. Il stipule, en particulier, que « ces pourparlers doivent viser à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable et qui pourvoie à l'autodétermination du peuple sahraoui.»
Le ministère marocain des Affaires étrangères y voit pourtant la reconnaissance du Conseil de sécurité de « la prééminence de l'initiative marocaine d'autonomie », ce qui dénote d'une mauvaise foi évidente et pousse le responsable sahraoui à douter du succès de la négociation, la cinquième du genre, prévue à Manhasset, dans la banlieue de New York.
Mettant en doute l'efficacité de la médiation des Nations unies qui n'ont pas réussi à organiser le référendum d'autodétermination promis depuis 1992, le chef du gouvernement sahraoui a estimé qu'après 17 ans, deux faits sont avérés : « le Maroc n'a pas la volonté d'avancer » et « le Conseil de sécurité ne parvient pas à imposer ses résolutions.»
Le royaume du Maroc, en bute à des difficultés économiques et financières et en proie à un malaise social grandissant, peut-il s'accommoder d'un nouveau conflit armé avec un Front Polisario plus décidé que jamais à faire aboutir le combat du peuple sahraoui pour sa liberté ?
19/05/2009 à 08:46 |
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