Un spectacle peu habituel
Alger sous la neige
Peu habitués au spectacle qu'ils découvrent avec ravissement depuis hier, les Algérois s'émerveillent de ce splendide et peu fréquent paysage enneigé. Les fortes précipitations qui ont commencé à tomber dès jeudi 2 février se sont accrues hier et aujourd’hui. La neige a enveloppé les hauteurs de la capitale et même certains quartiers d’altitude plus modeste, comme El Mouradia. Le littoral ouest de la capitale est lui aussi couvert d’un manteau de neige, ainsi que les plaines et les bordures de l’autoroute menant vers Zeralda et Tipaza.
De Bab El Oued à Bab Ezzouar, les Algérois ont été agréablement surpris par la même « invitée‑surprise » qui a couvert les voitures d’une couche immaculée, coupé certaines routes et généré des embouteillages. Dans le quartier d’El Achour, des automobilistes ont eu la malchance de se retrouver coincés, plus de trois heures durant, dans un bouchon inextricable. Sur les hauteurs et en périphérie, où la neige a atteint par endroits une épaisseur de 15 à 20 cm, la circulation était complètement bloquée au niveau des chemins principaux et secondaires. Plusieurs accès menant à Alger depuis les localités avoisinantes sont restés fermés à la circulation. La neige, qui est tombée sans discontinuer, a entraîné de multiples dérapages de véhicules sur une chaussée devenue glissante et impraticable. De nombreuses personnes qui exercent dans des professions libérales ou qui sont employées dans des établissements publics se sont retrouvées dans l’incapacité de rejoindre leur lieu de travail ce matin.
Le spectacle est si inhabituel que ceux qui l’ont apprécié ont voulu l’immortaliser à travers leurs téléphones portables ou appareils photos. Sur le réseau social Facebook, les photographies d’Hydra ou d’autres quartiers enneigés défilent sans cesse et les amis se les partagent avec grand plaisir. Mais ce sont assurément les enfants qui en tirent la plus grande joie, eux qui raffolent des plaisirs de la neige, sans avoir, pour une fois, besoin de se déplacer loin. Les Algérois, qui voulaient à tout prix apprécier le spectacle "grandeur nature", n'ont pas hésité à braver le spectre des embouteillages pour s'aventurer vers Chréa ou Tikjda.
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Une telle situation n'avait pas été vécue depuis février 2005, lorsque la neige avait planté son décor dans la capitale, au bonheur de tous. « Ce jour‑là, il y avait eu pénurie d’appareils photos jetables tant la demande était forte. Les habitants se sont empressés d’immortaliser le décor avant la fonte de la neige ! », se rappelle Mohamed, sexagénaire, résidant à Didouche Mourad.
04/02/2012 à 18:47 |
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