La DGSN renforce ses moyens héliportés: Dix nouveaux hélicoptères ultrasophistiqués pour la police

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Actualisé à 13 h 50, avec la libération de Tahar Belabes
Des dizaines de chômeurs ont bloqué, dans la matinée de ce dimanche 18 septembre, les routes principales de Hassi Messaoud, dans la wilaya de Ouargla. Ils sont sortis dans la rue pour dénoncer la commission d'enquête dépêchée par le ministère du Travail auprès de la direction régionale de l'Agence nationale de l'emploi (Anem). « Sa venue n'a rien changé à leur situation », explique Tahar Belabes, porte‑parole du Comité national pour la défense des droits des chômeurs.
 
Selon lui, le climat est également tendu dans d'autres localités de Ouargla. Peu avant midi, la Wilaya était toujours assiégée par les chômeurs. Les forces antiémeute se sont déployées pour protéger l’édifice. Idem pour le quartier où se trouve la majorité des institutions administratives dont le siège de la direction régionale de l'Anem. 
 
« Le wali a entamé depuis quelques temps des discussions avec des représentants dans chaque quartier pour régler le problème. Mais ils sont à leur troisième réunion et il n'y a toujours aucune avancée », regrette notre interlocuteur. Selon lui, ce blocage résulte en partie du refus du wali de dialoguer avec des représentants crédibles des chômeurs. « Même les membres de l'APW sont des entrepreneurs. Ils ne représentent que leurs propres intérêts », se désole‑t‑il.
 
Les habitants de Ouargla ont renoué avec la protestation depuis le début du mois d'août pour réclamer des d'emplois. Depuis, la wilaya est régulièrement secouée par des manifestations. Pour Tahar Belabes, le wali devrait bientôt faire un choix : « soit il va nous recevoir pour dialoguer avec nous, soit il va instruire la police pour nous réprimer »
 
 
Tahar Belabes libéré
 
Le porte‑parole du Comité national pour la défense des droits des chômeurs, Tahar Belabes, arrêté ce dimanche 18 septembre vers midi par la police, vient d'être relâché. Cette arrestation n'avait aucun lien, indique Tahar Belabes, avec les manifestations qui ont lieu actuellement à Ouargla, où il habite. « D'après ce qu'on m'a dit, je dois me rendre à Batna pour une affaire dont je n'ai aucune connaissance jusqu'à maintenant. Je suis convoqué par la brigade criminelle », précise‑t‑il. 
 
Tahar Belabas a été interpellé, ce dimanche, vers midi, a‑t‑on appris auprès de membres de sa famille. Il a été arrêté par des éléments de la police judiciaire. L’arrestation s'est effectuée « sans brutalité. Ils ne lui ont pas mis les menottes », a précisé un membre de la famille à TSA. Les policiers lui ont demandé de les accompagner au commissariat pour une affaire « concernant la wilaya de Batna », ont indiqué ses proches, sans autres précisions. 
 
Dans un communiqué, le Comité national pour la défense des droits des chômeurs estime que cette arrestation est « une manière d’essayer d’intimider les animateurs du mouvement social et les portevoix des opprimés ». Et d'ajouter : « Pour rappel, les animateurs de notre comité ont été interpellés par les services de sécurité qui leur ont posé des questions relatives à notre organisation et au rassemblement du 9 octobre 2011 devant la Présidence ».
 
 

 
18/09/2011 à 11:59 | 2 commentairesRéagir

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Vos réactions


Si Hassi Messaoud donne à manger pratiquement à tous les algériens, Hassi Messaoud ne pourra pas donner du travail à tous les algériens, et les algériens du ( Sud, Nord, Est, ou Ouest) ne pourront pas tous travailler à Hassi Messaoud . Notre système éducatifs, et nos universités proposent des formations de masse avec des diplômes inadaptés au marché du travail. Je pense avec respect à des licences en (Sociologie, Psychologie, philosophie, Histoire Géo. , sciences islamiques, etc…) seulement 2 à 5% d’une promotion de ces diplômés trouveront du travail chaque année, le reste ???. Une partie de ces diplômés tombe à Hassi Messaoud en pensant tout de suite aux postes à responsabilité «chef », et c’est la désillusion, (CV vide, diplôme inadapté, pas d’expérience professionnelle, ne parlant pas de langues étrangères, etc…), et beaucoup de ceux qui acceptent des postes subalternes rentrent en conflit avec leurs hiérarchies, surtout étrangères, puis suivra le licenciement, la frustration, le chômage, les manifestations, et après l’occupation des administrations, des routes, etc… Je vous laisse imaginer le cas des gens qui n’ont pas de formation, c’est une catastrophe. Il n’y a pas qu’à Hassi Messaoud où les jeunes bloquent les routes.

La région la plus riche d'Afrique, en proie à des troubles sociaux, qui dépassent une problématique de chomâge. Quelle honte pour ce gouvernement! On pourra dire que le chomâge est inhérent au capitalisme, et qu'il sévit également en Europe. Mais ne pas assurer un minimum, alors que les Ouarglis et toute la région sont assis sur du gaz et du pétrole à foison montrent l'étendue des compétences des responsables étatiques, sans parler de leur honnêteté. Un dernier point: aux kabyles frères, vous n'êtes pas les seuls à être abandonnés, et loin de là....

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