L’Algérie a été informée par la Mauritanie deux jours avant le raid mené jeudi par l’armée mauritanienne avec l’appui des forces spéciales françaises dans le désert du nord du Mali contre un groupe armé appartenant Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), a-t-on appris de source algérienne. Mais ni les Français ni les Maliens n’ont informé les Algériens de l’opération. Selon notre source, les forces spéciales françaises n’ont pas survolé l’espace aérien algérien pour se rendre au Mali.
A Alger, le dossier a été confié au commandement de la sixième région militaire. Des troupes et du matériel ont été déployés le long de la frontière avec le Mali non loin de la zone de l’opération qui a été lancé à 6 heures du matin et a duré plusieurs heures. Les militaires algériens avaient notamment pour mission d’empêcher une fuite des éléments du groupe d’Aqmi vers le territoire national.
L’opération militaire de jeudi devrait accentuer davantage les tensions entre Alger et Paris d’un côté et Alger et Bamako de l’autre. Les Algériens ont toujours été hostiles à une intervention militaire au Sahel, une région complexe où estiment-ils la force ne suffira pas à elle seule pour résoudre les problèmes posés par Al-Qaïda. Cette opération devrait également renforcer Al-Qaïda dans cette zone et favoriser le recrutement de nouveaux éléments, avec l’argument de combattre les forces étrangères au Sahel. A présent, tout le monde attend la réaction d’Aqmi. En lançant cette opération, Paris a mis en danger la vie de l’otage français Michel Germaneau.



















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