Après plusieurs mois de retard, le satellite algérien Alsat-2A a enfin été lancé. Selon un communiqué de l'Agence spatiale algérienne, le lancement s’est fait, à 3h53 GMT, à partir du site indien de Sriharikota. L’Algérie est liée par un important accord avec l’Organisation indienne de recherche spatiale. Alsat-2A, qui a été conçu grâce à une aide technique de l’européen EADS Astrium, est un satellite de haute résolution destiné à observer la terre. Le lancement de Alsat-2 B devra suivre dans les prochains mois.
En novembre 2002, l’Algérie avait lancé son premier satellite Alsat-1 pour prévenir les catastrophes naturelles. Ce projet avait été concrétisé à la faveur d’une assistance technique russe et britannique. Un accord a été signé avec l'agence russe Roskosmos pour perfectionner le programme spatial algérien. Doté de 82 milliards de dinars, ce programme, qui a été lancé en 2006 et qui devra s’étaler jusqu’en 2020, portera sur la construction d’une série de satellites destinés, entre autres, à appuyer les efforts de protection de l’environnement, à renforcer la lutte contre l’avancée du désert et à perfectionner les communications.
Il s’inscrit dans le cadre d’un plan prévoyant la conception et la réalisation de systèmes spatiaux d'observation de la terre. Un plan qui sera en appoint d’un système spatial de télécommunications, baptisé Alcomsat-1. Après les Etats Unis et l’Inde, l’Algérie envisage de signer un accord spatial avec la Russie. La visite du président Dimitri Medvedev en octobre prochain à Alger devrait être l’occasion de signer cet accord qui se joindra à celui relatif à la coopération nucléaire civile.










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