Les habitants expriment leur détresse suite aux intempéries
Plusieurs actions de protestation en Kabylie
Ils se disent abandonnés par l'État et livrés à eux‑mêmes face à la vague de froid et à l’enneigement qui frappe leur région. En Kabylie, les villageois désemparés ont de plus en plus de mal à supporter la situation et n'hésitent plus à exprimer leur colère pour se faire entendre.
À Azazga, les habitants de plusieurs villages sans électricité depuis le début de la tempête de neige se sont rassemblés de manière spontanée devant le siège local de la Sonelaz situé dans le chef‑lieu de leur daïra. « À longueur d'année, on ne cesse de répéter dans la presse que Sonelgaz a lancé tel ou tel projet, a mis en service de nouvelles infrastructures et a renforcé la capacité d'alimentation en électricité. Mais voilà qu’il a suffi d’une tempête de neige pour que quasiment toute la Kabylie se retrouve sans électricité, et en plus on nous fait payer une taxe nommée "confort". Où est‑il, ce confort ? », fulmine un citoyen ayant pris part à ce rassemblement de protestation tenu lundi dans la soirée à Azazga.
La commune voisine de Yakourène n'a pas échappé à la protestation. Des villageois en colère ont organisé un sit‑in de protestation devant le siège de la mairie pour dénoncer leur abandon par l'État. « Nous savons que le maire n'est pas responsable de cette situation. Il est lui‑même dépassé et abandonné par l'État qui n'a pas mis à son service les moyens nécessaires pour venir à notre secours », explique un habitant de la région contacté par téléphone.
Dans la localité de Makouda, des dizaines de citoyens ont carrément pris d'assaut le siège de l'APC, qu’ils ont partiellement saccagé. Ils voulaient ainsi exprimer leur désarroi et leu sentiment d’abandon. « Un malade est décédé sur la route parce que celle‑ci n'a pas été ouverte. Où est l'État ? Nous sommes abandonnés », s’insurge un citoyen en sanglots.
Même à Tizi Ouzou ville, où la neige n'a pourtant pas causé autant de désagréments que dans les zones montagneuses, des centaines de citoyens de la haute ville se sont rassemblés durant la soirée du lundi 6 février devant le siège régional de Sonelgaz pour crier leur ras‑le‑bol suite aux interminables chutes de tension et coupures d'électricité. Il est vrai que les équipes mobilisées par la Sonelgaz ont pu rétablir le courant électrique dans de nombreuses localités. Mais dans d’autres, la population vit sa 5e journée sans électricité.
07/02/2012 à 18:51 |
10 commentairesRéagir










Vos réactions