Il appelle la CNCD à explorer d’autres formes de protestation
Farouk Ksentini soutient l’interdiction de la marche du 12 février
Justifiant la position du gouvernement, Farouk Ksentini, président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l'Homme (CNCPPDH), brandit la menace terroriste pour expliquer l’interdiction permanente des marches dans la capitale. « Les conditions de sécurité dans la capitale sont autres qu’ailleurs… Et vous savez très bien que l’Etat est responsable constitutionnellement de la sécurité des citoyens. Un attentat à Alger lors d’une marche peut faire des dégâts humains considérables », a-t-il affirmé ce lundi 7 février en marge d’une conférence de presse autour de la célébration du 51e anniversaire des essais nucléaires français à Reggane.
Pour M. Ksentini, les raisons à l’origine de l’interdiction de la marche du 12 février prochain initiée par la Coordination pour le changement et la démocratie (CNCD) sont purement sécuritaires. « Pourquoi nous précipiter, nous faisons les choses par étape, il se peut que d’ici très peu de temps, la main levée sera appliquée dans la capitale », a-t-il indiqué. Et d’ajouter sur un ton quelque peu moqueur : « Je pense qu’il y a des marches avant et des marches arrière. Je pense que les marches dont vous parlez vont nous faire reculer en arrière… Personnellement, je n’y ai pas cru ».
Revenant sur la menace terroriste, Farouk Ksentini affirme que ce fléau a été considérablement marginalisé mais que des précautions sont prises, dont l’interdiction des marches à Alger. « Ce n’est pas la fin du monde, depuis que j’assiste à la vie politique de ce pays, je n’ai jamais vu une marche apporter de vraies solutions à des problèmes… », a-t-il insisté. « Les gens qui projettent de faire des marches ont des revendications. Ils peuvent exprimer leurs revendications autrement : par la presse, des réunions, des conférences de presse… On peut s’exprimer pacifiquement et utilement », a-t-il poursuivi.










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