Il s’est une nouvelle fois exprimé sur les législatives
L’Algérie traverse une période "sensible", selon le président Bouteflika
L’Algérie traverse actuellement une période « sensible ». Cet aveu est signé du président Abdelaziz Bouteflika, en visite de travail, ce jeudi 23 février, à Oran. Cette période « sensible tant sur le plan interne qu’externe impose de composer avec ses exigences avec sagesse et sérénité, confiance et optimisme, à la lumière des orientations et des priorités de la stratégie nationale », a souligné le chef de l’État dans un discours prononcé à l’occasion du double anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures et de la création de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA).
« Notre pays passe par une période d’édification et de renouveau, dans une conjoncture internationale marquée par des mutations politiques, des tensions sécuritaires, des crises économiques et des interventions étrangères », a ajouté le président de la République, soulignant que le peuple algérien « a atteint un niveau d’éveil, de conscience et de maturité qui lui permet d’appréhender les dimensions et les défis du contexte actuel ».
Le peuple algérien « saisit l’importance des échéances et des engagements qui l’attendent et exprime ses revendications et ses préoccupations avec responsabilité sans succomber aux sinistres tromperies et aux comparaisons fallacieuses qui nous ramènent à une période funeste que le peuple algérien a définitivement dépassée », a encore dit le président Bouteflika dans son discours.
Dans ce contexte, les prochaines élections législatives revêtent une importance capitale, selon le chef de l’État. « Le prochain scrutin connaîtra une large participation des partis, y compris ceux nouvellement agréés, pour donner naissance à un parlement démocratique et pluraliste », a précisé le président de la République. « Le prochain parlement sera plus représentatif, plus diversifié, plus qualifié et surtout plus à même de poursuivre sa mission législative d’adaptation et de développement du dispositif législatif du pays, notamment l’amendement de la Constitution, en adéquation avec les mutations que connaît la société, la progression des réformes politiques et les exigences du développement accéléré », a‑t‑il ajouté.
La réussite des élections « demeure tributaire du niveau de participation des électrices et des électeurs au scrutin », a reconnu le président Bouteflika. Un faible taux de participation demeure la principale préoccupation des autorités. « L’administration est tenue de réunir les moyens nécessaires et les conditions idoines, mais il appartient en premier lieu aux partis de mobiliser de larges franges du peuple et de gagner les voix des électeurs ».
23/02/2012 à 15:21 |
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