Coordination pour le changement et la démocratie
La marche populaire fixée pour le 12 février à Alger
La Coordination nationale pour le changement et la démocratie, constituée de la LADDH, de syndicats autonomes et de partis politiques, a décidé d’organiser sa marche populaire le 12 février prochain à Alger. La décision a été prise vendredi 28 janvier par les membres de cette coordination, à l’issue d’une rencontre tenue à la Maison des syndicats à Alger.
L’itinéraire de cette manifestation ainsi que les slogans seront déterminés par une « commission technique », constituée des membres de la coordination, et dont la première réunion de travail se tiendra samedi 29 janvier.
Dans son allocution d'ouverture, Mustapha Bouchachi, président de la ligue algérienne de la défense des droits de l'homme (Laddh) a prévenu : « selon certaines informations qu'on a pu obtenir, le régime politique se serait penché sur l'une des revendication (formulées dans le premier communiqué de la coordination). Il s'agit de la libération des détenus des dernières émeutes. Des enquêtes ont été d'ores et déjà entamées en vue de libérer ces jeunes... mais notre principal objectif doit demeurer le départ de ce régime et l'instauration d'une vraie démocratie en Algérie ».
Si les membres de la Coordination ont réussi à s’entendre sur la date et le lieu de la manifestation, ils divergent sur les slogans et les revendications de la marche. En effet, alors que certaines associations, syndicats autonomes et partis politiques voudraient appeler à la libération des détenus des dernières émeutes, la levée de l’état d’urgence ainsi que la libération du champ politique, syndical et médiatique, d’autres voudraient insister sur le départ pur et simple du régime actuel. « On veut un changement en dehors et contre le système en place », a lancé un participant. « On ne peut pas demander à un régime de dégager et lui présenter en même temps nos doléances », a remarqué un autre intervenant.
L’autre point de discorde porte sur l'introduction ou non d’une demande d’autorisation auprès de la Wilaya d’Alger. « Je ne suis pas d’accord avec la demande d’autorisation », a dit Belaid Abrika ancien délégué de la Coordination des Aarchs. D'autres politiques et intellectuels initiateurs de projets pour un changement en Algérie, dont les initiateurs du Manifeste pour les droits et libertés, ont assisté à cette deuxième rencontre pour affirmer leur adhésion à la démarche adoptée par la Coordination. De nouvelles organisations syndicales, estudiantines et politiques à l'image du Mouvement citoyens des Aarchs, ont également participé à cette réunion.
28/01/2011 à 17:59 |
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