En contradiction avec les promesses du président Bouteflika
La wilaya d’Oran interdit le rassemblement du 12 février, la CNCD le maintient
Le rassemblement populaire du 12 février à Oran auquel a appelé la coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) est maintenu en dépit du refus des autorités locales de délivrer l’autorisation. Les services de la wilaya d’Oran ont refusé le 2 février dernier de réceptionner la demande de la CNCD, ont expliqué, ce lundi 7 février, les membres de la CNCD d’Oran au cours d’une conférence de presse.
La décision de la wilaya d’interdire ce rassemblement contredit les déclarations du président Abdelaziz Bouteflika faites jeudi dernier lors du conseil des ministres. Le chef de l’Etat avait expliqué que les marches populaires étaient seulement interdites dans la capitale pour des raisons de sécurité, laissant entendre que les rassemblements et les marches sont autorisés dans les autres villes du pays.
« Ce rassemblement pacifique va permettre de briser le mur de la peur et appellera à d’autres formes d’actions », ont indiqué les organisateurs. Un des animateurs de la conférence de presse a rappelé que cette coordination a pour mission notamment de mobiliser les couches populaires qui se reconnaîtront dans les trois revendications formulées à savoir la libération des émeutiers interpellés, la levée de l’état d’urgence ainsi qu’une véritable ouverture du champ d’expression sous toutes ses formes.
A une question relative aux risques de dérapage, les membres de la coordination ont estimé que les services d’ordre sont interpellés afin de réunir les conditions pour éviter toute dérive. Le rassemblement populaire est prévu à la Place du 1er Novembre (ex-Place d’Armes) au centre-ville d’Oran.
07/02/2011 à 16:05 |
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