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Cinq jours après le Conseil des ministres

Malgré les mesures de Bouteflika, la protestation sociale continue



A bouteflika.jpg

 

Les dernières annonces faites par le président Abdelaziz Bouteflika à l’issue du Conseil des ministres jeudi 3 février ne semblent pas avoir convaincu les Algériens. L’opposition a réagi avec beaucoup de réserve et de critiques aux mesures annoncées. Malgré l’annonce de la levée de l’état d’urgence, la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) a décidé de maintenir la marche du 12 février, et ce malgré le refus d’autorisation de la wilaya d’Alger.
 
Cinq jours après, la population continue de montrer des signes de colère. Malgré l’annonce des mesures en faveur de l’emploi et du pouvoir d’achat, la distribution de logements et l’amélioration des services de l’administration, les tentatives d’immolation par le feu se sont poursuivies. Depuis jeudi, plusieurs nouveaux cas ont été enregistrés à travers le pays. Des actions de protestations sont également signalées un peu partout à travers le territoire national. Pour la seule journée de ce lundi, des affrontements se sont déroulés à Skikda et des routes ont été coupées à Béjaïa et Boumerdès. Invariablement, c’est la même cause qui est évoquée : la mal-vie. A la colère des chômeurs s’ajoute celle des travailleurs et des fonctionnaires. Le syndicat algérien des paramédicaux a annoncé lundi une grève illimitée à partir de mardi 8 février.
 
La population n’a même pas donné une chance au gouvernement de traduire sur le terrain les instructions du chef de l’État. La crise de confiance entre les gouvernants et les gouvernés ne s’est pas dissipée, en dépit de l’engagement public du président de la république d’améliorer les conditions de vie des citoyens. Les ministres du gouvernement eux‑mêmes ne semblent pas en mesure de proposer de nouvelles solutions à des problèmes qui datent de plusieurs années. Illustration de cet aveu de faiblesse, les annonces de jeudi en Conseil des ministres n’ont pas été suivies d’une activité soutenue des membres du gouvernement sur le terrain. Les partis de l’Alliance présidentielle, censés représenter l’écrasante majorité des Algériens –ils ont la majorité absolue au Parlement– sont absents du terrain. Même constat pour l’UGTA. Les officiels et leurs soutiens peinent à contenir la colère des Algériens et à la convaincre de patienter.
 
Même l’ouverture timide de l’ENTV à l’opposition se fait maladroitement. Dimanche, au Journal de 20 heures, la télévision a consacré près de 10 minutes à des ambassadeurs étrangers présentant leurs lettres de créances au président Bouteflika. Une activité suivie d’une série de reportages sur les efforts de l’État en faveur de la population dans plusieurs régions du pays. En somme, la télévision, même si elle consent à s’ouvrir un peu, reste avant tout un outil de propagande pour le pouvoir et surtout le président de la République.
 
Les manifestations de ces derniers jours contre la mal-vie constituent un signal d’avertissement de la population au gouvernement dont la marge de manœuvre se rétracte chaque jour davantage. Le président Bouteflika devra prendre d’autres mesures urgentes pour calmer la rue et éviter l’embrasement de la situation. Les émeutes qui ont endeuillé le pays début janvier ont été précédées par des manifestations sporadiques un peu partout à travers le pays. Et le même scénario peut se répéter dans les prochains jours.

 

 
07/02/2011 à 20:33 | 23 commentairesRéagir

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Vos réactions


la marche du 12 février sera dirigée vers les frontières à priori.

ouvrez nous les frentieres,,,est vous allez voirune des deux ou on va partir et vous laissez le beled ou si non on va pous chasser du bled, honetemnt l'algerie ne merite pas cette image mais les politicein n'ont rein a tirer de l'Algerie, si les jeunne on cimporis une chose c'est que "on ne veut pas laisser les algereins vivre librement" car avec un peu de liberté nous avons pu faire voir au monde que l'Algerie c'est un bled dont les US UE craind pourceux qui velent manif, je vous suggere de resté uniqement chez vous pendant trois jours (laissez l'agerei sans boulotpendant trois jours uniquement) et vous vérrez la galaire des politiciensilvont tous prendre leurs biellet et s'envoler en france leurs aimable ami de longue date, un HARAGA a dit l'Algerie est une M Benz le salon est pour les politicein et l'armé et les peneux pour écrasser le peuple

Slt tlm, à mon humble avis on est encore loin de ce qui se passe en Tunisie et en Égypte car le peuple algérien n'est pas canalisé ou pas conscient des enjeux futurs qui se trament : on parle de mesures d'apaisement, logements, emplois ...etc, mais sans trop s'attarder sur sur l'essentiel : la justice, la justice sociale la reddition de comptes des dirigeants gestionnaires devant des instances démocratiquement élues...tout compte fait, on est loin du compte nos jeunes se complaisent dans la matage de films DVD comme disait un forumer ou dans l'attente du big match Algérie vs Maroc

Casse-toi vieux papy! Donne-nous le temps de te juger vivant plutôt qu'à titre posthume. Rien qu'en médicaments tu nous coûte séjà cher. Vas -y barre-toi STP

La seule personnalité politique crédible est Madame BITAT-DRIF. C'est dommage qu'une femme de cette trempe n'ambitionne pas de briguer la présidence de la république. Pour notre image, l'algérie de donner sa chance à une femme. On eu 6 présidents homme. On a vu le résultat. Alors place aux algériennes maintenant.

...Bonjour. Les trois principales demandes du plus grand nombre d'entre nous, bien avant la démocratie, sont respectivement : liberté, justice, égalité. Or on ne peut mûrir en liberté si on n'a pas, au préalable, été mis en liberté.

Les tunisiens et les égyptiens ont eu besoin de faire leur révolution, pour pouvoir critiquer , parler crier leurs avis, nous avons eu notre octobre 88 , nous avons une avancée sur les pays arabes et africains de plus de 20années dans ce domaine, au prix de notre sang et autres souffrances, puis nous avons subi les retombées d’une ouverture mal préparée qui a amené 10 années de terreur de sang de larmes et de douleurs encore vivaces à ce jour. I l est vrai qu’il n’y a pas eu grand monde pour nous aider, ni l’Europe ni les USA et encore moins l’Afrique et le monde arabe, tout le monde pariait fort sur la disparition de l’Algérie …. Alors après cela il faut dire que beaucoup de choses restent à faire, beaucoup de rajeunissement s sont attendu dans un pays jeunes où les vieux s’imposent par une logique , aujourd’hui dépassée c’est pourquoi nous avons besoin d’avancer très rapidement pour combler les retards accumulés , nous avons besoin de dynamisme à la mesures des aspirations justes de notre jeunesse , nous avons besoin d’actions concrètes mais pas d’une révolution tunisienne ou égyptienne, nous n’avons pas de modèle à suivre ; mais pour y arriver nous avons surtout besoin de faire cela dans la paix et sans aucune violence. GOD BLESS ALGERIA.

oui pour une algerie meilleure par un dialogue constructif

Y a une seule mesure qui pourra calmer tlm , gicler les 40 voleurs (enfin ministres), ces bras cassés incompétents. Je vois pas autre chose, ce n’est même pas une question d’ouverture car ceci concerne les parties politiques qui n’ont pas un oratoire chez les algériens. Notre pblm ce n’est pas la démocratie car on a pas vraiment cette culture . le pblm c’est que sa stagne (de puis 10ans y a pas eu de réforme alors que le baril est a 90$). L’ Algérien n’a plus d’espoir à cause de ces pseudo ministre qui ne sont que des commis arriviste sans aucune vocation . Mais notre président à jouer le mauvais chameau et les jeux sont fait. Il a choisie le camp des médiocres car il sait que ces gens sans vision ni projet ne lui poseront aucun pblm. Au lieu de chercher des hommes d’envergure pour bâtier un projet de société ( Benbitour , Bejaoui …..) il nous ramène Sidi said , Medelci, Ghoul ould abbas ould kabli ould ***** je ne sais quoi. La Fakhama est dans l'impasse entouré de vielles chèvres. Il a choisi la facilité ben qu’il assume. Si le pays part en sucette, ça serra de sa faute et a lui seul, le peuple n’est que victime. Etre président ce n’est pas une Wa3da . Il faut être à la hauteur sinon on dégage.

Un mouvement qui fait pschitttttttt avant même son début!! il faut croire que S.Saidi et ses acolytes ont bien compris que les USA ne les suivraient jamais..à raison car ce n'est que des opportunistes de la politique, et rien d'autres. la Tunisie était l'exception car c'est un pays qui en rentre pas dans la stratégie global US .

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