FLN-FFS : l’enjeu d’une alliance souhaitée par Belkhadem

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Comme l'a annoncé hier à TSA le ministre de l'Intérieur, Dahou Ould Kablia, la commission qui étudie la levée de l'état d'urgence devait se réunir pour la première fois ce lundi 7 février. Composée de représentants des ministères de la Justice, de l'Intérieur et de la Défense, elle doit mettre au point les lois nécessaire à la levée effective de l'état d'urgence, en vigueur depuis 1992.
 
Qu'est-ce qui va changer pour les Algériens ?
 
La levée de l'état d'urgence va apporter quelques changements techniques importants dans la gestion des affaires publiques. Le wali pourrait ainsi perdre certaines de ses prérogatives, qui en faisaient un personnage tout puissant dans les wilayas. Par exemple, il ne pourra plus décider par simple arrêté la fermeture des salles de spectacles et des lieux de réunion ou dissoudre les instances locales élues.
 
L'action de la police sera également plus encadrée, notamment en ce qui concerne l'arrestation de personnes soupçonnées d'atteinte à l'ordre public. Ces mesures introduisent donc quelques restrictions au pouvoir jusque‑là quasi absolu des représentants du ministère de l'Intérieur, en charge notamment de la sécurité. Et elles impliquent un changement relativement important des mentalités à l'œuvre au sein de ces institutions (police, justice, administrations locales…). Les policiers et les walis, habitués depuis 1992 à un pouvoir omnipotent sur les citoyens, vont‑ils s'adapter facilement à cette situation nouvelle ? Un important travail attend le ministère de tutelle pour faire rentrer dans les mœurs policières ces prérogatives diminuées.
 
Les mesures les plus restrictives ne sont pas contenues dans le décret
 
Mais sur le plan de la démocratie, les avancées qui seront issues de cette levée de l’état d’urgence risquent d’être trop faibles. En effet, les principales lois liberticides ne sont pas contenues dans le texte instituant l’état d’urgence. Ce dernier ne contient que 12 articles, essentiellement des mesures administratives. Mais les vraies mesures liberticides comme le refus d’agréer de nouveaux partis politiques, le contrôle sur la presse via la publicité et l’obligation d’un agrément pour lancer un nouveau journal ne sont pas contenues dans ce décret. Tout comme le contrôle d’Internet et les écoutes téléphoniques quasi‑systématiques. Parfois, ces mesures sont prises sur la base de textes. Mais le refus d’agréer de nouveaux partis politiques n’est contenu dans aucun texte. « Ce n’est pas au niveau des textes que le problème existe. C’est un problème de pratique du système politique », résume un politologue.  
 
Mais surtout, la levée de l'État d'urgence pose un problème majeur. Justifié par la persistance du terrorisme, le gouvernement a déjà annoncé qu'il sera remplacé par une loi nécessaire pour poursuivre la lutte contre AQMI. On ne sait encore rien de cette loi, mais elle comportera à n'en pas douter d'importantes restrictions des libertés au nom de la sécurité nationale et une marge de manœuvre étendue aux autorités pour maintenir une surveillance et un contrôle strict sur les citoyens et l'action publique.
 
Et l'opposition qui cristallise son discours aujourd'hui sur la levée de l'état d'urgence pourra difficilement mobiliser contre une telle loi. D'abord parce qu'effectivement la réalité de la menace terroriste peut justifier au moins dans le principe une législation adaptée, mais surtout, elle trouvera nettement moins de soutien pour s'opposer à cette loi surtout à l’étranger. Plusieurs démocraties occidentales, en premier lieu les États‑Unis avec le « Patriot Act » adopté après les attentats du 11 septembre 2001, ont mis en place des législations similaires.
 
C'est également le cas en Grande‑Bretagne, en France ou au Canada. Ces pays ont renforcé les pouvoirs de leur police et de leur justice dans les dossiers de lutte contre le terrorisme. Le gouvernement algérien pourra toujours se défendre d'attenter aux droits des citoyens et légitimer une loi sécuritaire stricte en renvoyant les critiques à ce qui se passe ailleurs dans le monde. En demandant la levée de l’état d’urgence, une partie de l’opposition a permis au pouvoir de remplacer une mesure administrative par une loi qui sera plus restrictive. 

 

 
07/02/2011 à 12:44 | 18 commentairesRéagir

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Vos réactions


Au risque de paraître immodeste et prétentieux, c'est bien la lecture que j'ai faite des dernières déclarations du Gouvernement, à savoir abroger la loi portant état d'urgence en lui substituant des dispositions autrement plus restrictives et contraignantes par le biais d'aménagements d'autres lois, l'introduction de décrets, instructions ministérielles et autres arrêtés! Les gens qui nous gouvernent ne sont pas à une ruse près! De même pour l'ouverture du champ médiatique: au lieu de régler le problème de façon durable en permettant l'enrichissement du paysage médiatique par l'arrivée de chaînes de radio et de télévision privées (ou non-étatiques), le gouvernement se bornera à couvrir - à minima - l'activité partisane, y allant de son propre commentaire quitte à pervertir le message lorsqu'il le juge opportun. Ne rêvez pas au droit de réponse surtout ! Voici une chose qui m'intrigue beaucoup dans les méthodes de l'Administration algérienne: les grandes décisions sont prises ORALEMENT, on en trouve pas trace écrite. Donc, ceux qui chercheraient un jour des pièces à conviction resteraient sur leur faim...

je suis algerien mais depuis deuxc ans je vie plus en algérie , ce qui se passe en tunisie et en egypte je suis tres content et jaloux en méme temps ,mais je suis pércuader que la dictature et le systéme instaurer au lendelmain de l'independance n'est pas facile a déraciner car ils sont la ils ont volé la libérté des algeriens ils ont utilisé l'islam pour endormir le peuple illetré et toujours ils ont ont facilement divisé ce betail humain surtous vis a vis des kabyles la formule de diviser pour reinier est la et c une prueve vivante

HMR, les intellec dont tu évoques ont fui le pays au moment le peuple meurt et donne des sacrifices pour que ses enfants vivent dans la quiétude. Pour qu'ils reviennent maintenant nous gouverner et donner nos richesses à leurs maitres. NON.

Les barrages maaliche , nous ferons ce sacrifice pour le bien de notre pays car boulahya c’est comme un virus il est en perpétuelle mutation Mais pas de barrage intellectuelle pas de peuple sans âme Nous avons le droit de contester ces bras cassés (ministres) et nous avons le droit de demander qu’ils dégagent ; nous avons des compétences ici et en dehors ( Europe USA canada …) y’en a pleins qui veulent revenir pour aider notre pays. Oui pour les manif les revendication le changement ….non a AQMI

c'est trop tard, ces "démocrates" nous envoient à l'enfer. Ils offrent une occasion en or au casseurs et voleurs, qui se préparent déjà pour le 12. même si on apprend que des membres de la cncd ont fait défection hier et se sont démarqué de la marche, je vous signale que j'ai entendu de mes propres oreilles, des gens dans certains quartiers très connus, se passent le mot pour le 12, ils s'invitent à "se préparer comme la dernière fois". J'espère que le numéro vert ouvert par la gendarmerie servira à quelques choses. C'est Ali Yahia, l'avocat des terroristes qui offre une autre chance à ses clients de revenir sur la scène. Rabbi Yestar.

Et que feront t il des innombrables barrages et forts installés partout?

@ Merci HMR - Grand MERCI ! L'état d'urgence vise à tenir à carreaux les islamistes et non pas les citoyens tel que "mozaique" et l'autre "chanteur scientifique" - Ils sont aveugles, laissez chanter ceux qui veulent faire aux islamistes le plus beau des cadeaux... Serrons les rangs - Mazel kayen el rjal Dieu Merci !!

L’état d’urgence sert à protéger la nation et le peuple pas a protéger nos leaders de tt ébranlement. On peut créer des lois et des cours spéciales pour la lutte contre les boulahya mais ne pas traiter un dangereux boulayha comme en traite des artistes, des étudient, des syndicaliste. Si une affaire concerne la lutte contre AQMI ben feu vert d’un magistrat et que ça morfle un bon coup et c’est tt. Mais ne pas mettre AQMI dans le même sac que les syndicats et les parties politiques . Quoique les coulisses sans très sombre et morbide dans la sphère du pouvoir . y ‘en a qui sont capable de remettre un coup d’attenta a Alger rien que pour retrouver leurs Habitude. Par exmple ce Ouyahya premier ministre qui gère tranquillement ces affaire sans grand prblm mais suite au scandale Khalifa il se fait émousser et par la suite écarter à la faveur du mufti de la république ( la chèvre) et qlq mois après ben t’as alger qui explose et pire en lui met unn bombe tt prés de ces fesse dans son palais comme pour lui dire dégage sinon la prochaine elle serra dans ton bureau. qlq mois après notre sauveur spécialiste de lutte contre le terrorisme reviens . Ecarter le premier ministre pour ensuite le faire revenir, c’est soit un déficit de jugement (donc de incompétence) soit la parie cacher qui mène le bale et t’y peux rien dans ce qu’a la dégage ou dénonce les et on s’en occupera a coup de pied au derrière. Ni l’un ni l’autre ben statu quo pour 50 ans de plus

Le monologue continue - A mon avis, c’est soit la "décentralisation" soit la "dictature militaire illuminée". L’algerien n’a jamais caché l’amour et l’estime qu’il porte à l’armée nationale. La seule institution qu'il respecte. C’est indéniable, elle détient en son sein les meilleurs gestionnaires et techniciens du pays. Elle en prive énormément le monde civil et la république - et ce la me déçoit énormément. Si les civils sont incapables de gérer l'état, que l’armée prenne en main le destin de ce pays ne serait-ce que pour une dizaine d’années - et qu’elle nous sorte de ce gouffre. Elle doit bien cela au peuple, après tant de tumultes ! @+

Contrairement à certains, je ne souhaite pas l’éradication du système. Une simple refonte me suffira amplement. Décentralisation, comme le dit Silver. Trop d’ouverture est synonyme d’inviter la chose étrangère chez nous. La théorie de la main étrangère n’est pas tombée du ciel comme ça. Elle existe bel et bien. Notre mode gouvernance se doit de changer et nous le savons tous. Je ne souhaite pas voir le prochain président arrivé au pouvoir et se retrouver avec les mêmes prérogatives que celui d’aujourd’hui. Saadi, Benbitour ou autres doivent le dire clairement et arrêter de nous prendre pour ce que nous sommes plus. Des apolitiques. Je préfère « décentraliser tout court » et mener ce combat dans la société dans le proche avenir que de faire appel à une chose utopique dont seuls quelques partisans ont le secret. Ni levée d’état d’urgence ni "sidi zekri" … Si les politiciens de l’opposition en sont incapables, qu’ils laissent la place aux jeunes (dans leurs structures) !

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