FLN-FFS : l’enjeu d’une alliance souhaitée par Belkhadem

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Depuis quelques jours, Said Sadi, président du RCD, est au cœur de l’actualité politique algérienne. Un livre - sur la mort du colonel Amirouche - et une « révélation » - le refus du gouvernement d’accepter un financement de l’ONU en faveur de la Kabylie - ont propulsé le leader du RCD sur le devant de la scène politique. Dans un pays où l’activité politique est réduite aux interprétations des rares apparitions du président à la télévision, le pari n’était pas difficile à gagner pour le chef du RCD.

En communication, la technique utilisée par Said Sadi est bien connue : elle consiste, en gros, à jeter des excréments contre le ventilateur et à éclabousser tout le monde, qui réagit dans la confusion la plus totale. Une confusion qui profite rarement au débat mais plus souvent à son initiateur qui focalise les regards sur lui.

Dans les deux affaires lancées presque simultanément par Said Sadi – le livre et le financement de l’ONU, la vérité historique et l’importance de l’enjeu du financement de l’ONU -1 million de dollars dans un pays qui prévoit de dépenser 280 milliards de dollars durant les cinq prochaines années en projets d’équipements- importent peu. L’essentiel est en effet de susciter le débat même si ce dernier ne va contribuer ni à clarifier les circonstances de la mort du colonel Amirouche – aucun historien crédible ni ancien Moudjahid n’a jusqu’à présent soutenu la thèse du livre- ni à aider la Kabylie à sortir du sous-développement et profiter de financements.

Dans sa stratégie, Said Sadi a mis en place un plan de communication bien huilé. Des sorties bien maitrisées : il évite depuis la sortie de son livre tout contact direct avec la presse et ses contradicteurs. Aucune interview accordée à un quotidien national, aucune conférence de presse organisée ni débat public, mais des contributions dans la presse, notamment dans Le Soir d’Algérie. Le but d’un tel choix est clair : maitriser le discours et éviter des contradictions qui pourraient apparaître face à des questions de journalistes ou des affirmations de contradicteurs dans un débat public. Sadi, en évitant la presse et le débat contradictoire, parle uniquement de ce dont il souhaite parler : dire tout le mal qu’il pense de ceux qui ont pris le pouvoir au lendemain de l’indépendance et qui le conservent toujours. Mais dans un pays où le pouvoir est haï par le population, le chef du RCD n’apporte rien de vraiment nouveau au débat.

En choisissant une telle stratégie, Sadi Sadi rend en réalité service au pouvoir. Le débat actuel éloigne d’autres sujets, plus sérieux et plus déterminant pour l’avenir de l’Algérie, comme la persistance de la crise politique, le recul des libertés, la corruption, l’absence d’un équilibre régional dans la redistribution de la richesse issue du pétrole, etc... En tout cas, il en est un qui doit se réjouir de cette polémique : c'est le premier ministre Ahmed Ouyahia, qui laisse les survivants de la génération de la guerre et Said Sadi s'entredéchirer et perdre le peu qui leur restait de crédibilité.

12/05/2010 à 14:56 | 86 commentairesRéagir

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Vos réactions


Salut rouh f rouh. Tout d'abord l’école fondamentale est création Européenne et surtout française qu'on a voulu calquer en Algérie ,après quoi elle a échoué comme le reste des réformes . Et si j'ai dit l'école algérienne ,je sous entend l'Algérie ,et dès la naissance de l'algérien. Je veut être très clair : Le Dr Saadi, les seules bénéfices louables que je puisse énumérer de son livre ,c'est qu'il nous a permis de remuer les méninges en Histoire,constater l'effet boomerang sur le champs,sondé les algériens assis aux bancs de l'école Histoire.Il a permis une multitude d'interventions et critiques de personnages qui étaient de près ou de loin de notre histoire,et que je trouve globalement bénéfique. Les autres nations ont aussi,des points obscurs dans leur histoire. Les vérités éclatent souvent après un semeur de troubles.

Salut Soumamer. Tu as le droit de critiquer les écrits ou les agissements de S SADI à ton aise. Si tu apportes un pan de vérité argumenté, je serais le 1er à te soutenir. Les écrits de Benachenhou et de Kafi, si c’est à ces 2 critiques que tu fais références ne contredisent le livre de S Sadi que pour perpétuer le mensonge qui a abouti justement à la création de l’école fondamental (ist) e et au désastre dans lequel nous pataugeons.

Il parait que il n'y a que les critiques du Dr Saadi qui comptent et qui sont indiscutables. Gare à celui qui donne la moindre critique à son livre (meme sans l'avoir lu)ou à ses idées et ses motivations,disons il faut accepter tout ce qu'il fait comme la bible! A en croire la plupart des intervenants ici et ailleurs ,on doit interdire toute critique sauf celle du CONDUCATOR! Ceci montre les ravages de l'école algerienne !

Au lieu de nous donner des cours sur la stratégie de communication du Dr Said SADI, ayez plutôt le courage de nous donner des explications sur a stratégie de séquestration des deux corps des colonels Amirouche et si l'houes. Tant que personne ne répond à cette épineuse question-vérité, Said SADI restera le seul patriote sincère fidèle au serment des chouhada. Tout le reste, reste de l'agitation.

Ecoutez moi mes amis (lisez-moi que dis-je) avant de me mettre à dire tout le mal que je pense de said sadi, j'ai voté pour lui quand étaient rares les algériens qui lui donnaient leurs voix. Pendant la grande éffervescence des débuts des années 90, dans un débat pourtant conduit par des personne universitaires, prenant la défense de sadi pour ses idées, j'avais été pris à partie et battu par 6 personnes au moins à la fois.On m'a presque laissé pour mort avec deux dents cassées en prime. Je croyais à fond aux valeurs que ce monsieur portait Je l'avoue plus maintenant. Je me suis fais avoir. Said sadi a trahi les idéaux des democrates sincères de ce pays. Cela étant, moi je ne deteste personne.Je ne ressens de la haine pour personne, sauf bien sûr à ceux qui ont assassiné mes compatriotes au nom d'un islam à lecture étriquée. Je n'insulte pas les gens,je ne fais que critiquer des hommes publics et qui ont choisi eux-même de l'être. A bon entendeur, salut.

cher triciti puisque toutes les qui font de la politique sont pourri soit tu nous donne la solution soit tu te mets a la politique

@ Triciti.Du temps où le monde marchait sur ses pieds, on reconnaissait les qualités humaines quand elles existent y compris chez ennemis .Les conflits ne sont pas éternels, il viendra certainement un jour où tous le monde se mettra autour d'une table pour négocier et dialoguer. Ne dit-on pas, il vaut mieux avoir un ennemi intelligent qu'un ami ignorant.

Re-salut mon ami TRICITI. Jusqu’à présent personne ne t’a insulté, en tout les cas, moi je ne l’ai pas fait. Par contre tu jettes des anathèmes sur des personnes politiques, comme le fait le pouvoir et ses relais. D’où ma réaction.

@ rouh f rouh je te salue aussi rouh f rouh. Dès lors qu'un monsieur (ou une dame d'ailleurs) choisit de faire de la politique pour metier, ll devient homme politique donc public. Il prend donc le risque de se faire critiquer. Cela fait partie de la vie democratique. Si on veut passer inaperçu on chouisit de faire boulanger, ingénieur, cordonnier ou medecin mais chef de parti. Quand je dis d'un politique que c'est un imposteur, ni lui ni ses militants ne doivent m'insulter. Ils doivent argumenter pour convaincre l'autre.

Salut TRICITI. C'est vrai, tu ne prends la défense de personne mais tu t'attaques à ceux qui critiquent ceux qui ont bâti des vérités sur des mensonges ou à ceux qui veulent rétablir les vérités.

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