FAMILLES DE DISPARUS EN ALGERIE
Un rassemblement de soutien mercredi prochain à Bruxelles
« Si elles ne peuvent plus se rassembler, nous le ferons pour elles ! ». C’est sous ce slogan que sera organisé un rassemblement ce mercredi 6 octobre de 17h30 à 18h30 devant la Bourse de la capitale belge, Bruxelles. Ont appelé à ce rassemblement, le « Réseau mondial de solidarité des mères, épouses, soeurs, filles, proches de personnes enlevées et disparues », avec le soutien d’Amnesty International Belgique Francophone.
« Ce 6 octobre à Bruxelles, nous porterons leur voix que le pouvoir tente de réduire au silence à Alger, pour réclamer que soit garanti le respect de leur intégrité physique et de leurs droits fondamentaux, que cesse l'interdiction de leur rassemblement hebdomadaire et que vérité et justice soient faites sur le sort des disparus », précisent les organisateurs. La porte-parole du Collectif des Familles de Disparus en Algérie (CFDA), Nassera Dutour, participera à cette manifestation et sera l’invitée, à 12h30, du Midi des Droits Humains d’Amnesty International (9 rue Berckmans, 1060 Bruxelles).
« Depuis le 4 août dernier, l’État algérien réprime violemment les familles de victimes de la disparition forcée et les empêche de se rassembler tous les mercredis, comme elles le font depuis août 1998. Le pouvoir algérien semble avoir décidé d'en finir avec cette quête dérangeante de vérité et de justice, qui n'est pourtant que la revendication juste et pacifique de libertés et de droits fondamentaux. Nous sommes très inquiets du sort qui pourrait être réservé à ces familles et craignons qu'elles ne subissent une répression toujours plus violente », lit-on dans le communiqué d’annonce du rassemblement.
« Leurs proches ont été enlevés par les diverses forces de sécurité de l'État au cours des années 1990 », rappellent les organisateurs. Ces derniers expliquent aussi que « depuis février 2006, leur action est criminalisée par l'application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale qui établit qu’aucune poursuite ne peut être engagée contre un agent des forces de défense et de sécurité de l’État pour des actions menées dans le cadre de ses fonctions pendant le conflit, et punit de peines de prison et d’amendes toute action ou prise de parole qui « portent atteinte aux institutions » de l’État ou à « l’honorabilité de ses agents ».
Pour rappel, il s’agit de la seconde manifestation à l’étranger en quelques semaines en solidarité avec les familles des disparus en Algérie, après les manifestations organisées à Paris pendant plusieurs jours pour marquer le 5ème anniversaire de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale.












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