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Carnet de campagne 10 ​ : « Il faut rompre avec la mentalité du douar dans la gestion des APC »

Toufik Doudou / NEWPRESS

Amara Benyounes, président du MPA, a déclaré, à Tiaret, que les élections locales sont plus importantes que les législatives. « Parce qu’elles montrent la profondeur populaire du parti. Les candidats doivent être crédibles et sans antécédents judiciaires. Nous appelons à la révision du code de ​la ​commune et de wilaya pour donner plus de prérogatives aux élus et pour plus de démocratie. Il n’est pas normal que l​e​ pouvoir ​soit donné à un fonctionnaire, comme le chef de daïra, au détriment de l’élu, le président d’APC », a-t-il protesté. Selon lui, le président d’APC ne doit pas être mis sous l’autorité du chef de daïra, ni le président d’APW sous celle du wali. Il a défendu l’idée d’un équilibre des pouvoirs au niveau local. Parlant de l’industrie automobile, l’ancien ministre du Développement industriel et de la Promotion de l’investissement a lancé : « Je suis fier d’avoir ramené Mercedes en Algérie et à Tiaret ».

Abdelmadjid Menasra, président du MSP, a appelé, à Hadjout (Tipaza), les habitants des villages et des hameaux à se libérer de leur peur. « Vous avez souffert du terrorisme, mais il ne faut plus avoir peur. Le terrorisme a été vaincu. Celui qui a peur ne sait pas choisir, perd la capacité à faire la différence entre ce qui est bon et ce qui ne l’est pas. Le peuple doit reprendre les choses en main. Il ne faut plus terrifier les gens à travers les discours. Il faut mettre fin aux discours de la menace », a-t-il averti. Il a critiqué ceux qui « sèment le désespoir » parmi la population en disant que « les élections ne servent à rien ». « Malgré les obstacles, le doute et la partialité de l’administration, il faut toujours défendre les élections. Nous n’avons pas d’autres alternatives », a-t-il dit. « Il ne faut pas accuser ceux qui fuient le pays de n’avoir pas l’amour de la patrie, il faut s’interroger sur ceux qui les poussent à partir », a-t-il ajouté.

Mohcine Belabbas, président  du RCD, a rappelé, à Tizi Ouzou, que son parti est opposé au cinquième mandat pour le président Abdelaziz Bouteflika. « Nous sommes non seulement opposés au cinquième mandat, mais à tous les mandats de Bouteflika. Plus que cela, nous sommes contre le premier mandat du futur candidat du système. Nous refusons qu’on conditionne le peuple algérien entre « le pour » et « le contre » un mandat. Il y a une alternative. Elle est dans une instance indépendante de gestion des élections, couplée à une mobilisation citoyenne », a-t-il expliqué.

« Nos enfants fuient​le pays et nous leur courrons après avec des bâtons et des insultes. C’est inacceptable. Un haut responsable a préconisé d’appliquer le code pénal aux harragas. Cette réponse est inappropriée par rapport aux drames que vit l’Algérie. La jeunesse est le trésor de l’Algérie », a déclaré Ali Benflis, président de Talai Al hurriyet, dans une émission de la chaîne privée Beur TV. Il a dénoncé le fait de traiter d’enfants du système ceux « qui ont servi l’Algérie depuis l’indépendance ». « Il est injuste d’insulter les cadres. Il y a une minorité qui a commis des erreurs et qui a mal géré. Je suis venu au ministère de la Justice par la voie des droits de l’Homme. Je n’ai pas été recommandé, ni désigné par un parti. J’ai pris position lors des événements d’octobre (1988). Je militais pour la séparation des pouvoirs, pour l’indépendance de la justice, pour la non limitation des libertés que dans le cadre de la loi et pour les droits humains », a-t-il confié. Il a rappelé avoir démissionné du ministère de la Justice après l’ouverture de camps de détention administrative dans le Sud du pays en 1992, après la dissolution du FIS.

Moussa Touati, président du FNA a plaidé, à Béchar, pour le renforcement des prérogatives des assemblées locales. « Nous voulons redonner la parole au peuple. Il faut que l’autorité lui revienne à travers ses représentants. Les élus locaux doivent être les véritables détenteurs des pouvoirs au niveau local. Plus de prérogatives aux APC et aux APW signifie plus de développement, plus de participation des citoyens et moins de mainmise de l’administration sur la volonté du peuple », a-t-il expliqué. Les élus locaux et nationaux n’ont, selon lui, aucun pouvoir. « Le secrétaire général de l’APC doit être sous l’autorité du président de l’APC et le wali doit être sous l’autorité de l’APW », a-t-il appuyé rejoignant Amara Benyounes.

Ali Laskri, responsable au FFS, a déclaré, à Haizer (Bouira), que la loi portant régime électoral a été modifié​e​ rien que pour bloquer ​son parti au niveau national. « En 2012, nous av​i​ons présenté des candidats dans 42 wilayas avec 1144 élus. Ils ont voté une loi contre le FFS. Parce que le FFS est le seul parti qui porte encore le projet de Novembre et des Résolutions du Congrès de la Soummam et qui lutte pour l’État civil et contre le régime. Le pouvoir crée à chaque fois des problèmes à l’intérieur des partis, des syndicats et des associations. Le Premier novembre dernier, nous avons lancé un appel aux forces politiques et sociales pour préserver l’État social en opposition à l’État libéral sauvage et à l’État informel. Le projet de loi de finances 2018 est une trahison des idéaux de Novembre », a-t-il dénoncé. Il a fait un plaidoyer pour la social-démocratie qui « consacre l’État humain » et a critiqué Ahmed Ouyahia, sans le citer, qui a décrété que le socialisme était « mort avec l’effondrement du Mur de Berlin », le 9 novembre 1989, il y a vingt-huit ans. Les militants du FFS ont, selon lui, une dette, celle de réaliser « le Maghreb démocratique », tel que voulu par Hocine Aït Ahmed.

Abdelaziz Bélaid, président du Front El Moustakbel, a appelé, à Biskra, à la moralisation de l’action politique. « La morale est à la base de la construction de tout État fort. Nos ancêtres nous ont appris à respecter les règles de la morale en pratiquant la politique. C’est la politique qui construit l’économie, la culture et l’homme. Les plus grands empires de l’Histoire se sont effondrés en raison de la corruption. L’Algérie, avec ses richesses, est un continent. Pour édifier un État fort et juste, il est important de reconquérir la confiance des citoyens », a-t-il argué. Il est important, selon lui, d’ouvrir un dialogue avec les citoyens pour « mieux les impliquer » dans les affaires du pays. « L’Algérie souffre d’une crise de morale et de gestion », a-t-il ajouté

Filali Ghouini, président d’El Islah, a exprimé son étonnement, à Khenchela, sur la passivité de certains citoyens. « Si tout le monde se met à critiquer les assemblées, à observer de loin, à ne pas bouger, à jouer le rôle du spectateur, qui va alors imposer le changement ? », s’est-il demandé.  Il a estimé que les jeunes sont les plus grands abstentionnistes lors des opérations électorales. « Nos élus sont tenus de proposer un nouveau modèle de représentation pour les citoyens au niveau des collectivités locales. Il faut rompre avec la mentalité du douar dans la gestion des APC », a-t-il proposé.

Hamana Boucherma, coordinateur général du Parti des jeunes, a affirmé, à Tébessa, que son parti refuse « de dresser un tableau noir de la situation en Algérie ». « Nous sommes francs avec les Algériens. Nous avons présenté nos meilleurs cavaliers à ces élections avec un programme national et des programmes locaux. Assumez vos responsabilités, votez en force », a-t-il demandé. Hamana Boucherma a critiqué le recours à la planche à billets. « C’est une aventure hasardeuse qui, à court terme, mènera à l’inflation et à l’affaiblissement du pouvoir d’achat du citoyen », a-t-il prévenu.

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