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Carnet de campagne 15 : « L’accord avec Peugeot ? C’est nous, le FLN ! »

Toufik Doudou / NEWPRESS

À Batna, Ali Benflis, président de Talaï Al-Hourriyet, a réitéré son appel pour la construction d’un État démocratique et social souverain sur la base de la Déclaration du Premier novembre 1954. « Mais, pour y arriver, il faut commencer par des élections propres à tous les niveaux sous le contrôle d’une instance indépendante. Des forces politiques élues par le peuple vont alors émerger au Parlement, aux APC et aux APW. Ces forces politiques vont ensuite constituer un gouvernement d’union nationale parce qu’elles ont la confiance du peuple. Après, elles vont s’entendre sur une Constitution consensuelle et sur une méthode pour demander des comptes aux responsables », a-t-il proposé.

Les forces politiques élues peuvent, selon lui, se mettre d’accord sur une charte du changement démocratique. « Dans cette charte, les prérogatives et les responsabilités des élus seront définies. L’armée se portera garante de ce processus après une entente entre l’opposition et le pouvoir », a-t-il ajouté.

À Aïn Mabed (Djelfa), Moussa Touati, président du FNA, a appelé à voter pour « des hommes intègres et honnêtes » le 23 novembre prochain. « Le FNA n’a pas l’argent pour devise. Nous refusons l’achat des voix des électeurs. Ceux qui recourent à ces méthodes ne se préoccupent pas des citoyens et de leurs demandes. Une fois élus, ils ne serviront que leurs intérêts personnels », a-t-il averti. Le FNA, qui se revendique du courant nationaliste, restera fidèle, selon lui, au serment fait aux Moudjahidin et aux martyrs de la Guerre de libération nationale. « Nous militons pour des assemblées locales fortes et pour le respect de la souveraineté populaire », a-t-il dit.

À Saïda, Amar Ghoul a annoncé que TAJ, dont il est président, se considère comme « un parti de l’État » qui œuvre « à préserver la sécurité et la stabilité dans le pays ». « La sauvegarde de l’État est un devoir national. C’est l’affaire de tous. Il est vital de préserver les acquis réalisés depuis l’indépendance. Méfiez-vous des idées destructrices qui ciblent les jeunes et dont le but est d’affaiblir l’État », a-t-il prévenu. TAJ veut, selon lui, que les jeunes participent à la protection du pays contre « ceux qui veulent nuire et porter atteinte à son indépendance ». Il a plaidé pour une plus grande écoute des préoccupations des jeunes dont les diplômés d’universités et d’instituts de formation. « C’est le meilleur moyen de lutter contre les fléaux sociaux comme la toxicomanie et l’immigration clandestine », a-t-il estimé.

À Boukadir (Chlef), Amara Benyounes, président du MPA, a rendu visite à un candidat de son parti qui aurait été agressé par un représentant du RND. « La violence politique ne mène nulle part. La violence politique est un vrai danger. Nous devons construire une démocratie apaisée et vraie. J’ai demandé à nos militants de ne pas répondre aux provocations et de continuer à mener la campagne électorale d’une manière pacifique et démocratique », a-t-il déclaré à la Radio nationale.

À Mascara, Djamel Ould Abbes, secrétaire général du FLN, a déclaré que la légitimité historique que revendique son parti est « une vérité historique » qui « n’accepte aucune surenchère ». « L’Histoire prouve que le FLN a fondé le deuxième État algérien à travers la Déclaration du Premier novembre 1954. C’est le FLN qui a mené le combat contre l’occupant français pendant sept ans et demi. Et c’est le FLN qui conduit la bataille de la construction de l’économie nationale jusqu’à nos jours », a-t-il dit. Il répliquait aux récentes déclarations d’Ahmed Ouyahia, secrétaire général du RND, sur « la fin de la légitimité révolutionnaire ». Ould Abbes a soutenu, par ailleurs, que l’accord signé avec le constructeur automobile français Peugeot, officialisé dimanche 12 novembre à Alger, est le fruit de l’effort du FLN. « L’accord avec Peugeot ? C’est nous, le FLN. Nous en sommes responsables. Les négociations durent depuis quelque temps déjà. Les ministres sont là. Ils peuvent en témoigner. Renault, c’est également nous. Le FLN est responsable de tout ce qui est réalisé dans ce pays », a-t-il proclamé.

À Ouargla, Louisa Hanoune, secrétaire générale du PT, s’est félicitée de la présence massive de citoyens à son meeting. « Selon les services de sécurité, aucun parti n’a réussi à drainer autant de monde à un meeting. Les autres partis distribuent un argent fou pour acheter les présences alors que nous, c’est un acte militant et engagé. Des militants venus de différentes localités », a-t-elle déclaré à la radio. Selon elle, Ouargla est le poumon du pays. « C’est la wilaya du pétrole avec une composante humaine venue de toutes les wilayas du pays. Ouargla est censée être épargnée par la pauvreté et la descente aux enfers. Mais, il y a du chômage, un manque flagrant d’infrastructures, le mal vivre. C’est quand même terrible alors qu’ils ont la première richesse du pays. Une chose est sûre : la wilaya de Ouargla peut décoller pour peu qu’il ait la volonté politique au niveau du gouvernement », a-t-elle ajouté

À Ghris (Mascara), Mohamed Hadj Djilani, premier secrétaire du FFS, a plaidé pour que les gouvernants et les gouvernantes soient égaux devant la loi. « C’est l’État démocratique et social défendu par la Déclaration du Premier novembre. Nous ne pouvons réussir qu’avec l’adhésion des citoyens. Nos candidats doivent se conformer aux règles de l’éthique politique. Le FFS, depuis sa création, a toujours demandé à faire participer le citoyen dans la gestion des affaires de l’État », a-t-il rappelé. La solution à la crise multiple que connait l’Algérie passe, d’après lui, par un retour à la tradition des pères, « le consensus ». « Nous devons nous solidariser pour construire un consensus national », a-t-il conseillé.

À Oum El Bouaghi, Tahar Benbaibèche, président de Fadjr El-Jadid, a estimé que l’Algérie traverse une étape difficile en raison des difficultés financières. « Une étape sans commune mesure qui nécessite la mobilisation de tous. Il est impératif que nous discutions nos problèmes. La solution passe par la mobilisation du peuple algérien pour affronter ces défis. Le peuple ne peut être mobilisé que par ses représentants légitimes », a-t-il souligné. Il a indiqué que son parti ne va jamais cesser d’appeler à la paix et à la participation de tous les Algériens, sans exclusion, à la recherche de solutions aux problèmes qui se posent au pays.

À Guelma, Abdelaziz Bélaid, président du Front El Moustakbel, a souhaité plus de moralisation de la vie politique en Algérie. « Nous voulons apprendre à nos enfants la politique véritable que nous avons appris de nos ancêtres Moudjahidin. Les querelles politiques n’avaient pas empêché à leur époque le respect d’une certaine éthique. Nous disons à nos enfants qu’ils doivent défendre leur terre. Nous n’avons pas un pays d’échange. La République doit rester debout ! », a-t-il demandé. Il a critiqué l’absence de confiance entre Algériens. « Pour accéder à l’hôpital, il faut de la maârifa, connaitre quelqu’un. Partout, il faut avoir des connaissances ou payer pour régler des problèmes ordinaires », a-t-il regretté. Il a dénoncé l’achat des voix à l’approche de la date des élections locales.

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