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El Moudjahid parle d’une bataille entre deux clans aux visions opposées

El Moudjahid parle d’une bataille entre deux clans aux visions opposées

El Moudjahid a qualifié, ce dimanche dans un éditorial, le mouvement populaire de « résurrection nationale » et « un acte fondateur » devant mener l’Algérie vers la deuxième république, au service de l’intérêt général, et non à celui de « prédateurs ».

El Moudjahid, qui change carrément de position sur la révolte des Algériens, soutient que la proposition de l’application de l’article 102 de la Constitution a « été perçue par de nombreuses formations politiques, ainsi que de brillants constitutionnalistes, comme un début de solution ».

Une solution, poursuit-il, qui « serait accompagnée par des mesures concrètes quant à la mise sur pied ou le renforcement de l’instance indépendante et impartiale, chargée de la gestion du processus électoral, afin de corriger les erreurs du passé et faire en sorte que les institutions élues de la République bénéficient réellement de la légitimité du peuple. »

L’éditorialiste met en garde contre le vide constitutionnel qui se profile après la fin du mandat du président, et qui constitue « un vrai danger pour la stabilité du pays. » Il rappelle la nécessité d’appliquer l’article 102 de la Constitution.

Il accuse « ceux qui, sur le mode incantatoire », « n’accordent pas toute l’importance qu’il mérite » à la crise actuelle, « eux qui ont toujours fait dans la manipulation et la récupération » et qui « repoussent toute solution constitutionnelle, de peur, disent-ils, que le « processus révolutionnaire » ne soit confisqué ! »

Sans donner de noms, El Moudjahid désigne du doigt « des personnes qui surfent et chevauchent le mouvement citoyen », et qui « ne sont pas cooptées pour piloter la période de transition, qu’elles appellent de leurs vœux, le retour à la légalité ne les intéresse nullement. »

« Oui, de tels individus qui, hier seulement, traitaient le peuple de tous les noms, d’indifférent à la chose politique, de fainéant et même de rentier, ils le portent aux nues, aujourd’hui, avec des qualificatifs pompeux et pour le moins douteux quant à leurs objectifs de continuer avec le système de la cooptation, et donc de l’arbitraire et de l’incompétence, au lieu d’aller vers de meilleurs mécanismes de l’élection transparente et de la légitimité de l’urne. Or, la démocratie, c’est d’abord une rupture avec la cooptation et la promotion de l’élection. Et c’est ce à quoi nous sommes confrontés aujourd’hui. »

Pour mieux comprendre, El Moudjahid parle d’une bataille, entre deux clans aux visions différentes : le premier cherche à maintenir un système prédateur basé sur « la cooptation » et « l’arbitraire », et le second veut une Algérie démocratique au service de l’intérêt général.

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