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Entretien avec l’Amenôkal de l’Ahaggar, Ahmed Idabir : « Les autorités ont entendu notre appel »

Dans plusieurs interventions médiatiques en février, l’Amenôkal Ahmed Idabir avait dénoncé la marginalisation et évoqué la hogra avant de passer aux menaces. Dans cet entretien, ce chef suprême des tribus touaregs qui se trouve actuellement à Alger revient sur la situation dans la région du Sud.

Vous avez lancé un appel en février aux autorités avant d’organiser une manifestation le 17 mars. Est-ce que vous avez été entendu ?

D’abord, on n’a pas parlé de manifestation. Ceux qui ont parlé de manifestation ont menti. Nous n’avons fait qu’une réunion dans une salle. Nous, on ne fait pas de manifestations. On ne va pas brûler et on ne va détruire notre pays.

Est-ce que votre appel a été entendu après cette réunion ?    

Les autorités ont entendu notre appel. On m’a contacté juste avant la réunion qui a été tenue cela fait cinq jours.

Vous êtes actuellement à Alger. Est-ce que vous allez rencontrer des responsables ?

Oui, je vais rencontrer des responsables et tout va rentrer dans l’ordre si Dieu le veut. Il n’y a plus de problème.

Dans les interviews que vous avez accordées à la presse, vous avez pourtant parlé de marginalisation et de hogra

On s’est rendu compte qu’il s’agissait d’un malentendu au niveau local. Nous nous sommes entendus avec les autorités locales. Il n’y a plus rien du tout.

Donc, il n’y a plus de marginalisation, ni hogra ?

Non.

Vous avez abordé le problème des migrants subsahariens. Vous avez dit qu’on ne reconnaît plus Tamanrasset…

Pourquoi ici vous reconnaissez Alger ? (À Tamanerasset), le problème n’a pas encore pris de grandes proportions, on voudrait bien qu’il soit régler avant.

Quels sont les problèmes que posent ces migrants ?

Ils posent les mêmes problèmes que dans la capitale. Ils ont ramené les maladies, la drogue et d’autres fléaux.


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