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France : les médecins étrangers veulent de meilleurs salaires

France : les médecins étrangers veulent de meilleurs salaires

Une centaine de Praticiens à diplôme hors Union européenne (PADHUE) travaillant dans des hôpitaux français ont manifesté ce jeudi devant le ministère français de la Santé à Paris pour réclamer la fin de la précarité et la régularisation de leur situation, rapporte ce dimanche le média public Francetvinfo.

Provenant pour la plupart des pays du Maghreb dont l’Algérie, ces médecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes et sages-femmes sont souvent indispensables au bon fonctionnement de nombreux services, affirme la même source. Malgré cela, les 4000 à travailler dans le service public français le font sous le titre de « faisant fonction d’interne » (FFI) ou « praticiens attachés associés » avec de faibles rémunérations et sans perspectives d’évolution.

« Je fais le même travail que les autres, mais j’ai honte quand je regarde ma fiche de paie », a témoigné une manifestante citée. Celle-ci exerce comme pédiatre-FFI depuis plus de quatre ans, et affirme être « payée moins qu’une aide-soignante ». Les praticiens s’étaient réunis à l’appel du Syndicat national des praticiens à diplôme hors Union européenne (Snpadhue), soutenu par une quinzaine de syndicats hospitaliers.

Selon le Snpadhue, ces praticiens sont par ailleurs menacés de ne plus pouvoir travailler dans les hôpitaux français d’ici au 1er janvier 2019. Des dérogations permettaient aux médecins diplômés hors de l’UE arrivés en France avant août 2010 de valider leur diplôme en passant un examen au terme de trois années d’exercice, mais 1000 d’entre eux ont échoué et ne pourront plus continuer à exercer après la fin de l’année.

Pour éviter leur départ, la dérogation devrait être reconduite pour deux ans. Insuffisant pour le syndicat qui estime que cela ne fait que « prolonger la précarité ». Entre temps, 3000 nouveaux médecins étrangers ont été recrutés depuis l’été 2010, et l’examen des trois ans a aujourd’hui été supprimé au profit d’un concours beaucoup plus sélectif.

Reçus par la ministre française de la Santé Agnès Buzyn, le Snpadhue s’est dit rassuré après avoir appris que le gouvernement français prévoit en effet d’aborder la question de la reconnaissance de ces praticiens dans la loi santé prévue pour le 1er semestre 2019. Les médecins étrangers pourraient se mettre en grève pour les fêtes de fin d’année en cas d’absence d’avancée concrète lors de la prochaine réunion prévue le 23 novembre prochain.

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