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Le pétrole termine au plus haut depuis fin 2014

Le pétrole termine au plus haut depuis fin 2014

Le pétrole coté à New York a de nouveau atteint vendredi à la clôture un sommet depuis décembre 2014, porté par des propos du ministre russe de l’Énergie évoquant le rééquilibrage en cours sur le marché mondial.

Le baril de référence (WTI) pour livraison en février a gagné 50 cents pour finir à 64,30 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

“Le marché continue à réagir à l’idée d’un rééquilibrage du marché du pétrole, alimenté par les propos du ministre russe du pétrole”, a commenté Bart Melek de TD Securities.

“Alexander Novak a affirmé qu’il discuterait d’une sortie graduelle de l’accord de réduction de l’Opep à l’occasion d’une réunion à Oman le 21 janvier”, en précisant que la balance entre l’offre et la demande devait encore s’ajuster avant toute décision, a ajouté M. Melek.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses partenaires dont la Russie sont tenus jusqu’à la fin de l’année par un accord de réduction de leur production visant à rééquilibrer l’offre et la demande mondiale et faire remonter les prix.

Les investisseurs semblaient en revanche porter peu d’intérêt à la hausse du nombre de puits de pétrole actifs aux États-Unis de 10 unités, cette statistique publiée chaque semaine par la société américaine Baker Hugues représentant un indicateur avancé de la production de brut dans le pays.

“Nous sommes encore loin du niveau auquel nous étions an août, l’ajout de 10 puits n’est pas tellement une grande nouvelle”, a commenté M. Melek, reconnaissant toutefois une hausse notable après plusieurs semaines erratiques.

Au 12 janvier, 752 puits de pétrole étaient actifs aux États-Unis d’après la société américaine.

Également plutôt passée sous silence, la relative désescalade dans le dossier des sanctions américaines contre l’Iran, la Maison Blanche ayant annoncé que le président américain Donald Trump était sur le point de confirmer la suspension des sanctions économiques contre l’Iran pour la “dernière” fois.

La crainte d’un effet de ces potentielles sanctions sur les exportations iraniennes avait fait monter les prix ces derniers jours.

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