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Le stand de l’Arabie saoudite boudé au Salon du livre d’Alger

Le stand de l’Arabie saoudite boudé au Salon du livre d’Alger

Le stand de l’Arabie saoudite, pourtant bien situé au Pavillon central du Palais des expositions des Pins maritimes, est boudé par le public depuis le début du 23e Salon international du livre d’Alger (SILA) qui se déroule jusqu’au 10 novembre, a-t-on constaté.

Contrairement aux précédentes éditions, ce stand, bien arrangé et portant les couleurs verte et blanche du drapeau du Royaume, n’attire pas le public. À longueur de journée, les allées du stand, placé juste à côté de la porte d’entrée en face des studios des radios publiques, restent désertes.

(© TSA)


(© TSA)


(© TSA)


Succès du stand américain

Est-ce l’effet de l’affaire Jamal Khashoggi, journaliste tué dans le consulat saoudien à Istanbul ? Possible. Les organisateurs, qui disent « ne pas parler à la presse », offrent de temps à autre des petits cadeaux aux rares visiteurs qui passent.

De rares visiteurs au stand saoudien (© TSA)


À quelques mètres de là, le stand des États-Unis attire des foules de jeunes. Chaque jour, des cours d’anglais y sont organisés. « Nous attendions que les jeunes nous demandent des informations sur la tombola pour la migration. Mais non. Leurs demandes sont surtout concentrées sur les cours d’anglais. Nous constatons un grand intérêt pour l’apprentissage de cette langue en Algérie. Les jeunes veulent aussi des informations sur les programmes éducatifs et culturels que nous avons », relève une responsable au niveau du stand américain.

À l’adresse des lycéens et des étudiants, les États-Unis développent huit programmes dont TechGirls, destiné aux jeunes filles. À l’opposé du stand saoudien, l’activité dans l’espace américain ne cesse pas avec, à chaque fois, une présence du public. Quatre auteurs dont l’historien Mathiew Connelly ont été invités par les États-Unis pour participer au débat.

Débat au stand américain (© TSA)


Le stand chinois, l’espace le plus populaire

Le stand de l’Institut français, à quelques pas de celui des États-Unis, connait également une certaine fréquentation pour notamment assister aux débats avec des auteurs comme Adlène Meddi, Maissa Bey, Azzouz Begag, Akli Tadjer et Abdelkader Djemai. Des jeunes viennent aussi se renseigner sur les programmes d’études de Campus France et sur les actions du Bureau du livre d’Alger.

Le stand de l’Institut français (© TSA)


Le stand chinois, le plus grand jamais accordé à un pays au SILA, est, de loin, le plus populaire. La Chine, pays invité d’honneur pour la 23e édition du SILA, a met le paquet en invitant le prix Nobel de littérature Mo Yan et quatre autres auteurs, parmi les plus vendus et traduits au monde, pour animer les activités culturelles du salon d’Alger.

Des visiteurs au stands chinois (© TSA)


Public massif au stand chinois (© TSA)


La Chine a marqué de sa présence au SILA 2018 (© TSA)


En plus d’ouvrages, traduits en arabe, en français ou en anglais, le stand chinois est marqué par l’exposition de travaux d’artisanat et de peintures liés à l’univers du livre. Des conférences et des ateliers sont également organisés. Des explications sont données aussi sur la culture et le tourisme en Chine.

Dessins et artisanat au stand chinois (© TSA)


D’autres stands étrangers attirent les foules comme celui de l’éditeur britannique Wordsworth et Dar Al Tanwir, de l’éditeur égyptien Dar Al Ayn, l’italien Almutawassit (spécialisé en littérature arabe), le turc Dar Al Anwar, le jordanien Al Manhal et le libanais Al Dar Al arabiya. Le stands de Cuba et celui de l’Institut Cervantes (Espagne) connaissent une certaine fréquentation.

Beaucoup de monde au stand britannique (© TSA)


Al Jazair Takra’a se distingue

Côté algérien, l’Office des publications universitaires (OPU), l’ENAG, l’ANEP, Barzakh, Hibr, Casbah, Chihab, Dar Al Houda, APIC, Dalimen, Al Kalimat, Dar Al Mouthakaf, Dar El Ouma,Al Ikhtilaf, Mim, Alpha et Sedia sont les plus fréquentés, parfois en raison de la présence de certaines stars de la littérature comme Yasmina Khadra, Waciny Laredj, Amin Zaoui, Kamel Daoud, Rabéa Djalti, Fadéla El Farouk, Said Boutadjine, Habib Sayah, Aicha Kassoul ou Maissa Bey.

Le stand de la jeune maison d’édition Aljazair Takra’a (l’Algérie lit) se distingue, cette année, par une forte fréquentation des jeunes lecteurs. Cette maison d’édition que dirige le jeune Kada Zaoui est née sur Facebook sous forme d’un club de lecture, devenu un éditeur ouvert aux premières œuvres des jeunes. Aljazair Takr’a, qui a sollicité l’appui du journaliste et auteur Abderrazak Boukeba, a lancé un prix littéraire, bien doté sur le plan financier.

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