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Makri qualifie Ahmed Ouyahia de ​”​provocateur​”​

Abderrezak Makri ne voit pas dans les grèves observées dans les différents secteurs une manœuvre dirigée contre Ahmed Ouyahia même s’il estime que l’actuel Premier ministre est un ​« provocateur ». « Les grèves auront lieu avec ou sans Ouyahia. Il est vrai qu’il s’agit d’une personne provocatrice qui n’aide pas à régler le problème. Mais même s’il n’y avait pas Ouyahia, il y aura​it eu des grèves parce que la situation sociale est tendue », assure le président du MSP dans un entretien à TSA Arabi publié ce mardi 20 février. 

Sur le cinquième mandat, Abderrezak Makri pense « que personne n’a pas la certitude que le président se représentera à un cinquième mandat ». 

Pour lui cette incertitude s’explique par deux raisons. La première est liée à la « nature des systèmes de gouvernance arabes ». « Je ne pense pas qu’en Algérie, le président puisse imaginer qu’il ne soit pas président alors qu’il est toujours en vie », lance-t-il.

La deuxième raison avancée par le patron du MSP concerne la situation du pays en 2019. « Le président a des éléments et des chiffres sur la situation en 2019. Il sera en confrontation avec le peule et lui ne veut pas se retrouver en confrontation avec le peuple parce qu’il détruira le portrait qu’il s’est fait de lui », explique Abderrezak Makri. Pour lui, c’est ce qui explique la « grande hésitation concernant le cinquième mandat ».

Est-ce que le président du MSP pense se présenter en 2019 à l’élection présidentielle ? « Les structures du mouvement vont trancher et la question demande à être étudiée. Nous ne sommes pas un petit parti attaché aux élections présidentielles », répond Abderrezak Makri qui ajoute que cette élection n’a aucune importance pour nous si on ne constate pas qu’elle apportera la solution ».

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