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Retour à la retraite sans condition d’âge : le gouvernement dit non

Retour à la retraite sans condition d’âge : le gouvernement dit non

Principale revendication des syndicats de l’éducation, le retour à la retraite proportionnelle sans condition d’âge n’est pas pour demain. Le gouvernement a une nouvelle fois écarté cette possibilité, en raison de la situation financière de la Caisse nationale des retraites (CNR).

C’est le ministre du Travail, de l’emploi et de la sécurité sociale, Youcef Cherfa qui a renouvelé la position du gouvernement dans ce dossier, alors que le Cnapeste (syndicat des travailleurs de l’éducation) a lancé un nouveau préavis de grève de deux jours pour la semaine prochaine (dimanche et lundi).

« Au regard de la situation financière de la CNR et la non disponibilité de ressources financières supplémentaires, le retour au régime de retraite proportionnelle sans condition d’âge qui était une mesure exceptionnelle à la base, n’est pas de mise pour le moment », a expliqué le ministre en réponse  à une question du député Ali Mouilhi lors d’une plénière à l’Assemblée populaire nationale (APN), selon le compte rendu de l’agence officielle.

La même explication avait été donnée en janvier par l’ancien ministre du Travail El Hachemi Djaaboub pour justifier le refus du gouvernement de revenir à la retraite sans condition d’âge.

La CNR confrontée au manque de cotisants

Au sujet de la situation financière du CNR, M. Cherfa a fait état « de baisse du nombre de cotisants », précisant que la CNR « enregistre 1,92 cotisant pour un seul retraité, alors que l’équilibre financier de la Caisse en requiert 5 cotisants pour un seul retraité ».

La retraite proportionnelle sans condition d’âge a été instituée en 1997 en raison des conditions socio-économiques prévalant dans le pays à cette époque, a rappelé M. Cherfa, rassurant que l »‘Etat demeure attaché à ses principes et ses valeurs sociales ». Mais elle a été supprimée en 2016 alors que la CNR était confrontée à une grave situation financière.

En janvier dernier, le directeur général de la Caisse nationale des retraites (CNR), Slimane Melouka, a évalué le déficit annuel de la caisse à 700 milliards DA.

Dans une économie qui ne crée pas suffisamment d’emplois en raison de la crise et du poids considérable de l’informel, la CNR peine à trouver de nouveaux cotisants pour assurer le versement des retraites, elle est obligée de puiser chaque année dans le budget de l’Etat pour honorer ses engagements.

Une situation aggravée par le refus du gouvernement d’entamer la réforme des retraites d’autant que le système algérien est décrié. En mars dernier, le sénateur Abdelouahab Benzaim avait provoqué la polémique en dénonçant les retraites dorées des cadres de l’Etat, des anciens ministres et ex-élus.

 

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