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Une étape du “Tour de France” en Algérie ?

L’idée a été lancée il y a quelques mois par Xavier Driencourt, ambassadeur de France à Alger : organiser une étape du Tour de France en Algérie. Improbable au moment où elle a été émise, elle pourrait pourtant se concrétiser dès la prochaine édition du Tour en 2018.

Une délégation menée par Christian Prudhomme, directeur du Tour de France, a séjourné cette semaine à Alger où elle a rencontré plusieurs responsables algériens. Pour l’heure, aucune décision n’a été prise du côté algérien, mais les choses semblent avancer dans la bonne direction, ont confié les responsables français du Tour.

« C’est une première prise de contact avec les autorités algériennes. Si le Tour de France sort d’Europe, ce sera en Algérie. Ce n’est pas mal non. Aucun rêve n’est impossible si les deux parties arrivent à exprimer leur volonté », a déclaré à l’agence APS Christian Prudhomme à l’issue de l’audience que lui a accordée le ministre de la Jeunesse et des Sports, El Hadi Ould Ali, en présence du président de la Fédération algérienne de cyclisme (FAC), Mabrouk Kerboua.

Le coup d’envoi du Tour de France est toujours donné dans un pays étranger mais en Europe. Si le projet algérien venait à se concrétiser, ce serait la première fois qu’une étape aura lieu dans un pays non-européen.

Pour les responsables de la Grande boucle, c’est une manière de renforcer la dimension internationale de l’événement. Pour l’Algérie, les retombées pourraient être multiples notamment sur l’image du pays qui cherche à montrer qu’il a renoué avec la stabilité après des années de terrorisme.

Les retombées pourraient aussi être considérables pour le tourisme. Le Tour est ainsi retransmis dans 170 pays chaque année, ce qui en fait le troisième évènement sportif le plus regardé à la télévision après la Coupe du monde de football et les Jeux olympiques d’été.

« Je pense que l’idée d’organiser une étape du Tour de France à partir de l’Algérie est envisageable, mais rien n’a été décidé entre les deux parties. C’est une question qui doit être étudiée au plus haut niveau. Chaque année plus de 280 villes se portent candidates pour accueillir la Grande Boucle soit en tant que ville itinéraire », a expliqué le président de la fédération algérienne de cyclisme (FAC), Mabrouk Kerboua.

Pour l’heure, les responsables algériens ne sont pas prononcés sur le sujet. La décision est aussi politique. Elle aura sans doute besoin de l’aval du président Bouteflika.

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