
La crise de confiance qui touche l’économie algérienne s’étend au secteur des importations. Selon nos informations, des banques étrangères ont refusé de garantir des opérations d’exportations vers l’Algérie dans le cadre de la formule du crédit documentaire. Ces refus ont été confirmés à TSA par des sources patronales et bancaires.
Difficile à quantifier, ces refus seraient de plus en plus nombreux, selon plusieurs sources qui évoquent des inquiétudes dans les milieux bancaires et d’affaires étrangers en Algérie. « Tout le monde est prudent et parfois inquiet », résume une source proche des milieux d’affaires européens.
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« Ces craintes ne concernent pas des problèmes de solvabilité des banques algériennes ou de l’économie nationale. Avec des réserves de change de 70 milliards, le problème ne se pose pas. Ils sont liés à des incidents de paiements qui ont notamment concerné des entreprises dont les comptes bancaires ont été gelés, dans le cadre de l’opération anti-corruption. Des engagements pris avec des partenaires étrangers ont été annulés ou suspendus après l’incarcération des dirigeants de ces entreprises », explique une source patronale.
« Avec la désignation d’administrateurs à la tête de ces entreprises, les choses devaient rentrer dans l’ordre », relativise une source bancaire qui a requis l’anonymat.
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Mais selon nos sources, la désignation d’administrateurs n’a pas fait évoluer positivement la situation. Des incidents ont été enregistrés la semaine dernière. « Si on continue comme ça, de sérieux problèmes d’approvisionnement du marché national peuvent se poser à l’avenir », prévient un chef d’entreprise.
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