
Interpellé jeudi 10 octobre, le président du RAJ, Abdelouhab Fersaoui, se trouverait à la prison d’El Harrach, a annoncé l’association sur sa page Facebook citant l’avocate Me Aouicha Bekhti.
Mais les conditions de son incarcération restent floues. Aucune annonce de présentation devant le procureur n’a été faite et les avocats n’ont pas été informées d’une décision le concernant.
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Jusqu’à ce matin, l’association RAJ était encore « sans nouvelles » de son président interpellé par des agents en civil, à la fin du rassemblement de soutien aux détenus d’opinion devant le tribunal de Sidi M’hamed.
Pour le bureau national de l’association, cette interpellation soulève plusieurs questionnements.
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« S’agit-il d’une interpellation ou d’un kidnapping par des agents de l’État d’une personne qui jouit de tous ses droits ? Sommes-nous dans un État qui est censé avoir un minimum de respect à ses loi et textes qui le régissent ou sommes-nous dans une jungle où la loi de la force fait abstraction à celle de la force de la loi ? ».
Le RAJ interpelle les «tenants du pouvoir sur l’arrestation et la non communication du lieu de détention de Fersaoui ». Il dénonce « cet acharnement contre les animateurs de l’association et sur les attitudes répressives et intolérables vis-à-vis les militants.es et activistes de la société ».
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« On ne pourra pas prétendre faire la rupture avec la gestion chaotique de l’État, avec l’exclusion du citoyen de la gestion des affaires publiques et avec le régime répressif et en produire les mêmes pratiques de violences et d’intimidations par l’instrumentalisation du pouvoir judiciaire pour faire taire les voix opposantes au pouvoir réel et à ses dessins hégémoniques », estime RAJ dans un communiqué publié sur sa page Facebook.
L’association promet de poursuivre « avec la même force, le même engagement et la même détermination le combat démocratique et la lutte pacifique avec la société et avec toutes ses forces vives pour un état civil, des droits, des libertés et de la justice sociale ».