
Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé samedi « l’attitude des autorités marocaines » accusées d' »entraver » la couverture de la contestation dans le Rif, région du nord du Maroc secouée par un mouvement de protestation depuis neuf mois.
Depuis le début du « Hirak » (nom donné localement au mouvement populaire) en octobre dernier, RSF a « recensé de nombreuses violations de la liberté d’informer« , a affirmé l’ONG dans un communiqué.
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« À vouloir empêcher la couverture médiatique de la révolte du Rif, les autorités marocaines font peu à peu de cette région une zone de non-droit à l’information indépendante« , a estimé la directrice du bureau Afrique du Nord de RSF, Yasmine Kacha.
La ville d’Al-Hoceïma et les localités voisines, épicentre du « Hirak », ont été jeudi le théâtre d’affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, qui ont utilisé des grenades lacrymogènes et usé de la force pour empêcher la tenue d’une grande marche prévue de longue date.
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La connexion Internet a été également ralentie, parfois interrompue, et le réseau téléphonique perturbé dans toute la ville, ce qui a « compliqué le travail des journalistes sur place« , souligne RSF.
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