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Libertés syndicales : l’Algérie au fond du classement mondial

L’Algérie occupe une place peu reluisante au classement mondial des libertés syndicales établi par la CSI qui cite le cas du syndicaliste Kaddour Chouicha.

Libertés syndicales : l’Algérie au fond du classement mondial
(Source : Indice CSI 2020)
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L’Algérie a été placée dans la catégorie 5 des pays n’offrant aucune garantie syndicale aux travailleurs, selon le dernier rapport sur les droits syndicaux dans le monde établi par la Confédération syndicale internationale (CSI).

La catégorie 5 des pays où aucune garantie n’existe est la pire catégorie établie par la CSI à l’exception de la catégorie 5+, où aucune garantie n’existe en raison de la rupture de l’Etat de droit.

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L’Algérie se trouve dans la catégorie 5 en compagnie de pays tels que l’Egypte, l’Inde, l’Iran, la Biélorussie, la Grèce, la Corée du Sud, la Turquie, les Emirats arabes unis ou encore la Chine.

« En Algérie et en Égypte, la plupart des syndicats indépendants n’ont toujours pas été en mesure de fonctionner car les autorités ont refusé de leur accorder de reconnaissance, tandis que d’éminents leaders syndicaux ont été persécutés par l’État », affirme la Confédération syndicale internationale dans son rapport.

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(Source : Indice CSI 2020)


La CSI met notamment en lumière le traitement subi par la Confédération générale autonome des travailleurs en Algérie dont l’un de ses responsables, Kaddour Chouicha. « En Algérie, les bureaux de la CGATA ont été fermés administrativement par les autorités le 3 décembre 2019, sans aucune raison », dénonce le rapport.

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Le cas du syndicaliste Kaddour Chouicha

« Par ailleurs, Kaddour Chouicha, responsable au sein de la CGATA, a été brièvement détenu le 24 octobre 2019 à Oran pour sa participation à un sit-in pacifique appelant à la libération de dissidents politiques. Le 9 décembre 2019, alors qu’il retournait au poste de police pour récupérer son téléphone portable, qui avait été confisqué, il a de nouveau été arrêté pour de fausses accusations, poursuivi sommairement le lendemain et condamné à une peine d’un an de prison », dénonce encore la Confédération syndicale internationale.

« La CGATA et le SESS, deux syndicats indépendants et actifs en Algérie, demandent leur enregistrement depuis sept ans. Les autorités ont constamment refusé de leur accorder la reconnaissance au motif douteux que les deux organisations ne remplissent pas les conditions légales », fustige en outre le rapport.

Plus globalement, la Confédération syndicale internationale signale dans son rapport que « la rupture du contrat social est exposée dans l’Indice mondial des droits de la CSI 2020 avec des violations des droits des travailleurs au plus haut niveau depuis sept ans ».

« Les tendances des gouvernements et des employeurs à restreindre les droits des travailleurs par des violations de la négociation collective et du droit de grève, et à exclure les travailleurs des syndicats, ont été aggravées en 2020 par une augmentation du nombre de pays qui empêchent l’enregistrement des syndicats – refuser aux travailleurs à la fois la représentation et les droits », affirme le rapport.

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