
Les cours du pétrole repassent au-dessus de la barre des 120 dollars pour la deuxième fois depuis le début de l’année 2022, une aubaine pour l’Algérie qui s’attend à des recettes élevées cette année.
Après avoir atteint ce seuil en mars dernier, le baril de Brent de la mer du Nord, pétrole de référence pour le brut algérien, a dépassé ce mercredi 8 juin le seuil de 122 dollars, atteignant 122,34 dollars en séance après avoir ouvert à 120,80 dollars. Vers 14h, le baril de Brent était à 121,65 dollars.
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La promesse faite par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) début de juin de relever la production n’a pas eu d’effet sur les prix, tirés vers le haut par d’autres facteurs, comme l’annonce par Pékin de la levée de certaines restrictions liées à la crise sanitaire.
« La reprise de la demande avec la réouverture de Pékin et de Shanghai contribue à soutenir les cours », a expliqué Michael Hewson, analyste pour CMC Markets, cité par le Figaro.
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Les analyses estiment que les quantités supplémentaires qui seront mises sur le marché par l’Opep+ ne seront pas suffisantes pour amortir la flambée des prix de l’or noir.
L’Algérie s’attend à des recettes élevées
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« Les barils supplémentaires fournis par l’Opep+ sont bien moins importants que la perte de pétrole brut et de produits russes. En d’autres termes, il est peu probable que l’équilibre pétrolier mondial s’améliore », indique Tamas Varga, analyste chez PVM Energy.
Les cabinets spécialisés s’attendent à une flambée encore plus significative. Un rapport de Goldman Sachs a relevé mardi ses prévisions des prix à 135 dollars le baril à la fin de l’année en cours. Cette annoncé a aussi contribué à soutenir les prix, estime-t-on.
Selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI), l’Algérie devrait engranger une cagnotte de plus de 58 milliards de dollars en 2022, figurant ainsi parmi les pays bénéficiaires de la guerre en Ukraine, soit le double des exportations opérées en 2021. Des recettes que l’Algérie n’a pas enregistrées depuis 2014.
Les recettes pétrolières de l’Algérie avaient culminé à plus de 73 milliards de dollars en 2011, avant de commencer à décliner pour atteindre 60 milliards de dollars en 2014, 34 milliards en 2015, 30 milliards de dollars en 2016, 35 milliards en 2017, 41 milliards en 2018, 35 milliards en 2019, 23 milliards en 2020 et 34 milliards en 2021.