
Le président zimbabwéen Robert Mugabe a annoncé samedi qu’il pourrait révéler qui il aimerait voir lui succéder entre sa femme et son vice-président, opposés dans une virulente guerre de succession.
Le plus vieux chef d’Etat en exercice de la planète, déjà investi candidat de la Zanu-PF, parti au pouvoir, pour l’élection présidentielle de 2018, a toutefois précisé qu’il reviendrait ensuite à son parti de prendre la décision finale.
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« Je peux avoir mon mon propre candidat mais cette personne devra se battre lors du congrès contre les autres », a déclaré M. Mugabe, 93 ans, devant des milliers de partisans lors d’un meeting de jeunes à Bindura, à 90 km au nord de la capitale Harare. « La constitution stipule que le leader est choisi lors du congrès », a-t-il précisé.
Le parti au pouvoir est profondément divisé au sujet du successeur de Mugabe: Emmerson Mnangagwa, l’actuel vice-président, fait partie des favoris, tout comme Grace Mugabe, l’épouse âgée de 52 ans du président.
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« Je suis les règles à la lettre. Je ne peux pas laisser ma femme au pouvoir comme ça se passe dans certains pays francophones. Nous ne mangeons pas de ce pain-là à la Zanu-PF », a encore dit le chef d’Etat.
« Je laisserai ou donnerai le pouvoir à Mme Mugabe, ou à Emmerson (Mnangagwa), ou à Mphoko (l’ancien vice-président, Phelekezela Mphoko, lui aussi évoqué comme possible successeur) », a expliqué M. Mugabe.
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Malgré de nombreuses incertitudes sur sa santé, la question du départ de Robert Mugabe n’est cependant pas d’actualité. Au pouvoir depuis l’indépendance de 1980, il s’est toujours gardé de désigner un successeur.