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La déclaration irresponsable de Bruno Retailleau sur l’Algérie

Une déclaration totalement irresponsable de Bruno Retailleau sur l'Algérie ce mercredi aurait dû susciter un rappel à l’ordre de la part du président Macron.

La déclaration irresponsable de Bruno Retailleau sur l’Algérie
Source : Facebook Bruno Retailleau
Thinhinane Lardjane
Durée de lecture 2 minutes de lecture
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Depuis le début de la crise entre la France et l’Algérie, Bruno Retailleau n’a jamais vraiment cherché l’apaisement. Bien au contraire. Toute sa démarche n’a qu’une seule finalité : empêcher toute amorce de dialogue entre Paris et Alger, à laquelle les deux présidents, Abdelmadjid Tebboune puis Emmanuel Macron, ont appelé.

Cela a été le cas avec le dernier épisode en date de la crise. En communiquant à outrance autour de la liste d’Algériens à expulser, adressée vendredi 14 mars à Alger, Bruno Retailleau savait d’avance ce que serait la réponse de l’Algérie.

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Ces dossiers, techniques, se règlent habituellement entre diplomates dans la discrétion, sans communication. « Cela dénote, pour ce qui est de la liste, d’une grave méconnaissance de notre doctrine diplomatique et du caractère des Algériens », a rappelé le diplomate et ancien ministre Abdelaziz Rahabi dans un entretien à TSA.

En réalité, aucun pays, et encore moins l’Algérie, n’aurait dit oui à une demande accompagnée de menaces de toutes sortes et d’ultimate tumultes.

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Mais pour le ministre français de l’Intérieur, engagé dans une campagne électorale pour diriger le parti Les Républicains (LR), l’aboutissement de la demande adressée à l’Algérie n’était pas la priorité. Pour lui, cette liste et le refus d’Alger représentaient une nouvelle occasion de s’en prendre à l’Algérie et aux Algériens.

Mais cette fois, il a usé de mots qui ont surpris même en France. « Nous ne voulons pas la guerre avec l’Algérie, c’est l’Algérie qui nous agresse », a-t-il dit, ce mercredi 19 mars, sur les ondes de Sud Radio, un média d’extrême droite.

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Une déclaration totalement irresponsable qui aurait dû susciter un rappel à l’ordre de la part du président Macron. La « guerre » et « l’agression » sont, en effet, deux mots qui rappellent des souvenirs douloureux entre les deux pays. Ils ont été prononcés le jour de l’anniversaire du cessez-le-feu entre la France et l’Algérie.

« L’Algérie nous agresse » : Bruno Retailleau « joue contre les intérêts de notre pays »

En France, les prises de position de Bruno Retailleau sur la crise algérienne commencent à susciter des critiques, au-delà de la gauche. Ce mercredi 19 mars, le journal catholique et conservateur La Croix a dénoncé l’attitude du ministre de l’Intérieur, l’accusant de jouer contre les intérêts de la France.

« Soucieux d’élargir son espace politique à droite, le ministre de l’Intérieur prend le risque de tendre toujours plus la relation entre Paris et Alger. Ce faisant, il joue contre les intérêts de notre pays », écrit l’éditorialiste de La Croix qui estime que la diplomatie doit reprendre la main dans ce dossier.

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