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France-Algérie : nouveau rebondissement concernant les biens immobiliers

La crise entre l’Algérie et la France prend de nouvelles proportions. Cette fois, l’Algérie pourrait récupérer une partie de la résidence de l’ambassadeur de France à Alger.

France-Algérie : nouveau rebondissement concernant les biens immobiliers
Par Leo Altman / Adobe Stock
Lynda Hanna
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L’Algérie pourrait prendre de nouvelles mesures concernant les biens immobiliers français en Algérie, notamment le siège de l’ambassade et la résidence de l’ambassadeur de France.

Le quotidien El Khabar rapporte ce mercredi 30 avril qu’il est ”probable” que les autorités algériennes répondent par la “réciprocité” à des mesures restrictives prises à l’encontre de la résidence de l’ambassadeur d’Algérie à Neuilly-sur-Seine, par la mairie de cette localité de la région parisienne. Cette municipalité française est dirigée par le maire de droite Jean-Christophe Fromantin.

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Selon les sources d’El Khabar, la mairie a retiré à la résidence des espaces de parking et imposé une taxe annuelle de 11.700 euros sur une minuscule loge à l’entrée de la résidence.

Les mêmes sources ajoutent qu’au nom du principe de “réciprocité”, il est “probable” que les autorités algériennes procèdent à la réduction de la surface de la résidence de l’ambassadeur de France en Algérie, la villa des Oliviers sise à El Biar, de 4 hectares actuellement à seulement 1 hectare. La même mesure pourrait être prise à l’égard du siège de l’ambassade de France à Hydra qui pourrait être tronquée de 12 hectares pour passer de 14 à 2 hectares.

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Vers la réduction des espaces de l’ambassade et de la résidence de l’ambassadeur de France ? 

La question des biens de l’État français en Algérie a été soulevée à la dernière mi-mars, en pleine crise diplomatique entre les deux pays. Stéphane Romatet, ambassadeur de France en Algérie, a été convoqué au siège du ministère des Affaires étrangères pour “mettre sur la table” ce dossier “trop longtemps ignoré”, selon les termes utilisés par l’agence de presse officielle APS.

L’agence avait indiqué que la France profite des “largesses” de l’Algérie à travers des biens immobiliers occupés pour des sommes dérisoires, en sus de nombreux avantages économiques. Ces biens sont au nombre de 61 à travers le territoire national, et ils sont occupés “moyennant des loyers ridiculement bas”, selon la même source.

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Algérie – France, une crise sans fin

Citant la villa des Oliviers, l’APS a précisé que cette résidence de 4 hectares est louée “au franc symbolique, sur la base d’un prix de bail inchangé depuis 1962 jusqu’en août 2023”. Le bail, expiré depuis deux ans, n’est toujours pas renouvelé.

Après une éphémère tentative de rapprochement début avril, Alger et Paris sont de nouveau en phase de tensions après l’incarcération d’un agent consulaire algérien en France. L’Algérie a répliqué par l’expulsion de 13 agents de l’ambassade et des consulats de France placés sous l’autorité du ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau. Paris a pris une mesure similaire en expulsant 12 agents consulaires algériens. La France a également rappelé son ambassadeur Algérie pour consultations.

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