
Ils étaient plusieurs dizaines de manifestants, dont des enfants et des adolescents, à avoir marché ce samedi 31 mai après-midi dans les rues de Noyon, une commune française située dans le département de l’Oise, en région Hauts-de-France.
Leur principale revendication : le réexamen du dossier de titre de séjour de la famille algérienne Touhami, rapporte le média local Le Courrier Picard. Le père, la mère et leurs quatre enfants, âgés de 4 à 14 ans, sont tous frappés d’une Obligation de quitter le territoire français (OQTF).
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Une famille exemplaire
Les 70 marcheurs espèrent que le tribunal administratif, qui a été saisi après la décision de la Préfecture de L’Oise de rejeter la demande de titre de séjour des membres de la famille et de leur délivrer une QOTF.
À l’origine de la manifestation, Ramdane Ahnou, fonctionnaire de police à Noyon. La marche a été soutenue par des organisations comme La Ligue des droits de l’Homme et des partis politiques, dont LFI (la France insoumise).
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Car la famille algérienne est appréciée dans la petite ville. Elle est décrite comme étant intégrée. Une pétition lancée sur le site Change.Org a réuni plusieurs centaines de signatures.
« Est-ce que c’est parce qu’ils viennent d’Algérie ? »
“Bochra, l’aînée, collectionne les bonnes notes en 4e à l’institution Notre-Dame ; un des fils pratique le judo ; la mère, Siham, a pris des cours de français à l’Université pour tous et est bénévole dans des associations…”, détaille Le Courrier Picard.
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Mais les deux demandes de titres de séjour, déposées par la famille en 2022 et 2024, ont été rejetées par la Préfecture. La dernière demande a été assortie d’une OQTF, synonyme d’expulsion prochaine de France.
Laurence Cahour, présidente de la section Compiègne-Noyon de la Ligue des droits de l’homme, pointe la rapidité de traitement du dossier par la Préfecture : « En huit mois, c’était réglé ». Avant de s’interroger : « Est-ce que c’est parce qu’ils viennent d’Algérie ? On connaît les relations entre la France et l’Algérie ».