
La résolution du Conseil de sécurité adoptée vendredi 31 octobre sur le Sahara occidental a été suivie de beaucoup de contre-vérités au Maroc.
Elle a été notamment présentée comme la consécration du “plan d’autonomie” marocain comme unique solution au conflit, ce qui est évidemment faux.
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Pour conforter cette idée, une autre fausse information est sortie au Maroc, selon laquelle le géant mondial Google aurait supprimé sur ses cartes les pointillés qui séparent le Maroc du territoire du Sahara occidental. Le démenti est venu de l’entreprise américaine elle-même et il est cinglant.
Le petit trait discontinu est un enjeu majeur pour la propagande marocaine depuis plusieurs années. S’il disparaît sur les cartes du plus grand moteur de recherche au monde, de surcroît immédiatement après la résolution de l’ONU, c’est forcément la concrétisation de la reconnaissance de la “marocanité du Sahara”.
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Or, Google n’a rien supprimé du tout et tout cela est sorti de l’imaginaire de ceux qui, depuis plusieurs décennies, tentent d’imposer le fait accompli colonial au Sahara occidental par le mensonge.
Les précisions de Google sur la carte du Sahara occidental
Mardi 11 novembre, le géant américain a officiellement contredit les allégations marocaines, expliquant que les pointillés n’ont jamais été visibles pour les internautes à partir du Maroc. Toutefois, les internautes du reste du monde pouvaient et peuvent toujours les voir. Il n’y a donc aucun changement. La propagande marocaine prend une nouvelle fois un sérieux coup de la part moteur de recherche le plus populaire au monde.
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“Nous n’avons pas fait de changements aux cartes du Maroc et du Sahara occidental sur Google Maps (…) Les gens qui utilisent Maps hors du Maroc voient le Sahara occidental et des pointillés », a déclaré une porte-parole de Google, réaffirmant que le groupe se conforme à son règlement concernant les régions disputées. Les pointillés désignent en effet les territoires disputés ou non autonomes au sens du droit international.
Ce n’est pas la première fois que le Maroc se fait démentir depuis l’adoption de la résolution du 31 octobre dernier.
Le conseiller du président américain pour l’Afrique et le Moyen-Orient, Massad Boulos, a tempéré les ardeurs des Marocains en les invitant à faire la distinction entre la position de Washington, ouvertement pro-marocaine, et la teneur de la résolution qui n’a ni imposé le plan d’autonomie comme unique base de solution ni enterré le référendum d’autodétermination, comme le soutenait la propagande marocaine.