
Dans un contexte d’intérêt grandissant pour la communauté nationale à l’étranger, l’Algérie réunit pendant trois jours les chefs de postes consulaires.
L’ouverture de la conférence a été présidée mardi 3 février au siège du ministère des Affaires étrangères à Alger par le Premier ministre Sifi Ghrieb. La conférence se tient pour la deuxième fois après une première édition organisée il y a 20 ans.
A lire aussi : OQTF confirmée pour une famille algérienne installée en France depuis 2018
Au total, 43 chefs de centres consulaires, entre consuls généraux et consuls, répartis à travers le monde, sont présents, ainsi que des chefs des services consulaires des représentations diplomatiques de l’Algérie à l’étranger.
A lire aussi : Consulats d’Algérie : avis important aux jeunes de la diaspora
Les consuls d’Algérie en conclave à Alger
Le récent appel aux jeunes Algériens se trouvant à l’étranger en situation précaire et irrégulière témoigne de l’engagement permanent du président de la République Abdelmadjid Tebboune à protéger les enfants de l’Algérie « où qu’ils se trouvent », a indiqué le Premier ministre dans son intervention.
Aussi, l’Algérie a ancré dans la Constitution la place particulière qu’elle accorde à sa communauté nationale à l’étranger, a-t-il rappelé.
A lire aussi : Crise France-Algérie et titres de séjour : « pourquoi prend-on les gens en otage ? »
Sifi Ghrieb a, dans ce sens, souligné l’« importance majeure » de la mission des consuls dans la protection des Algériens à l’étranger et l’encouragement de leur « contribution effective au processus de renouveau national ».
L’appel lancé par le chef de l’État aux jeunes en situation précaire à l’étranger exige des chefs de postes consulaires de « déployer les efforts requis pour suivre sa mise en œuvre », a-t-il insisté, en réitérant « l’engagement de l’État à assurer une prise en charge optimale de la communauté nationale établie à l’étranger, à la protéger et à demeurer à l’écoute de ses préoccupations ».
Sifi Ghrieb a appelé à « mobiliser l’appareil consulaire pour en faire un levier de développement, notamment en mettant en avant le climat des affaires et de l’investissement en Algérie, à la lumière des réformes économiques mises en œuvre par les pouvoirs publics, conformément à la démarche de réforme globale menée par le président de la République ».
De son côté, Sofiane Chaib, secrétaire d’État chargé de la communauté nationale à l’étranger, a indiqué que la conférence témoigne de l’importance constante que l’État accorde à la communauté nationale à l’étranger, dans le cadre de « la vision globale et ambitieuse » tracée par le président de la République au profit de cette « composante essentielle de la nation ».
L’engagement du président se concrétise par « des initiatives et des décisions tangibles » en faveur des Algériens de l’étranger, a salué le secrétaire d’État, ajoutant que la conférence s’inscrit dans le cadre de cette « dynamique continue », en tant que « cadre d’interaction permanente avec les différentes préoccupations et besoins de nature consulaire ».
M. Chaib a rappelé les efforts continus déployés par l’État pour renforcer et consolider le réseau consulaire à l’étranger, conformément au principe de « rapprochement de l’administration du citoyen, où qu’il se trouve ».
Les consuls appelés à jouer un rôle économique
La conférence consulaire, a poursuivi Chaib, constitue un espace propice à l’étude des moyens permettant de poursuivre l’amélioration de l’efficacité du fonctionnement consulaire et s’inscrit comme l’un des « piliers fondamentaux » des priorités du ministère qui a déjà lancé plusieurs initiatives et projets visant à « développer les prestations consulaires et à améliorer le système des services offerts à nos concitoyens, tant au niveau de l’administration centrale que de ses services à l’étranger ».
Les quatre ateliers prévus au programme de la conférence consulaire permettront, selon le secrétaire d’État, de dégager « une vision globale et précise » s’appuyant sur les acquis dans ce domaine et mettant l’accent sur « la simplification et la facilitation des procédures administratives, l’accélération de la mise en œuvre des ateliers de numérisation, ainsi que le soutien des rôles économiques et culturels joués par nos représentations consulaires ».