
L’Algérie poursuit ses investissements dans les chemins de fer. Après la livraison de la ligne ferroviaire Béchar – Gara Djebilet (950 km) qui a été inauguré dimanche 1er février par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, elle a lancé le processus de construction d’une ligne ferroviaire reliant Laghouat à El Ménéa via Ghardaïa sur 495 km.
Le coût du projet est de 2,67 milliards de dollars, selon l’Agence nationale des investissements ferroviaires (Anesrif).
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Pour financer la construction de ce tronçon de la ligne ferroviaire Alger – Tamanrasset (2.000 km), l’Algérie a sollicité et a obtenu un prêt de 747 millions de dollars de la Banque africaine de développement (BAD).
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L’Anesrif lance le processus de recrutement d’un cabinet conseil
Après l’octroi du prêt, le projet a franchi une nouvelle étape clé, avec le lancement par l’Agence nationale des investissements ferroviaires (Anesrif) d’un appel d’offres pour la sélection d’un consultant pour l’assistance à la maîtrise d’ouvrage pour la mise en œuvre du projet de construction.
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Le cabinet conseil une assister l’Anesrif dans la « passation des marchés, la gestion financière, le suivi des aspects environnementaux et sociaux, la gestion de contrats et sur les aspects techniques et opérationnels dont l’élaboration des dossiers de consultation ». Il va également aider l’Anesrif à renforcer ses capacités dans le domaine de suivi des projets ferroviaires.
Les candidats doivent déposer leurs candidatures au plus tard le 28 mars prochain à 10h30 et l’ouverture des plus est fixée le même jour à 11h00.
« La durée prévisionnelle de cette mission est de 60 mois à compter de la date de début des prestations, prévue pour le mois de juin 2026 », précise l’Anserif qui prévoit donc d’entamer les démarches pour le lancement des travaux de construction de cette ligne ferroviaire en juin prochain.
Ligne ferroviaire Laghouat-Ghardaïa-El Ménéa : 477.333 emplois attendus
Selon un document de l’Anesrif consulté par TSA, la réalisation de la ligne ferroviaire Laghouat-GhardaïaEl Menia devrait générer, à l’horizon 2030, environ « 477.333 emplois, tant directs qu’indirects ». « Ce projet structurant contribuera significativement à la dynamisation de l’économie locale et nationale, en stimulant divers secteurs tels que le BTP, la logistique, les services, ainsi que les industries connexes », soutient l’agence gouvernementale.
La ligne ferroviaire reliant Laghouat à El Ménea via Ghardaïa, s’inscrit dans une « vision stratégique de développement durable et d’intégration territoriale, visant à renforcer la connectivité entre les régions du sud algérien et à créer de nouvelles opportunités socio-économiques pour les populations locales », soutient l’Anesrif.
Cette ligne va desservir les villes de Laghouat, Kheneg, Benacer Benchohra -Hassi Rmel, Berriane, Ghardaïa, Metlili, Sebseb, Mansourah, Hassi El Fehal, El Menia et Hassi Gara. Elle devrait modifier en profondeur l’économie des vastes régions du sud du pays, et améliorer la mobilité de ses habitants.
Aujourd’hui, la liaison entre Laghouat -Ghardaïa-El Menia est assurée uniquement par route. Il n’y a pas d’autres moyens de transport entre ces trois wilayas à part de la voiture, le bus et le camion pour les marchandises, alors que la région représente un grand bassin laitier et agricole. Pour faire le trajet Alger-El Menia, il faut compter entre 9h-10h et jusqu’à 5 à 6 heures. Avec le train, les durées vont se réduire.