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France : après la chute de Jack Lang, les pro-Maroc à l’assaut de l’IMA

La chute de Jack Lang, emporté par le scandale Epstein, lance la course à la présidence de l’Institut du Monde arabe (IMA) à Paris. Les pro-Maroc sont en force.

France : après la chute de Jack Lang, les pro-Maroc à l’assaut de l’IMA
France : après la chute de Jack Lang, les pro-Maroc en force pour la présidence de l'IMA. | ID 289601079 © Hcazenave | Dreamstime.com
Riyad Hamadi
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Après plus de 12 ans à la tête de l’Institut du monde arabe (IMA), Jack Lang a été emporté par le scandale Epstein. À Paris, la course est ouverte à ce poste considéré comme un fort outil de soft power.

Les pro-marocains sont en force pour la succession de Lang, considéré comme un grand lobbyiste de la monarchie. Karim Amellal, est le seul franco-algérien qui est en lice pour le moment. Le dernier mot revient toutefois au président Emmanuel Macron. 

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Jack Lang a démissionné cette semaine de son poste de président de l’IMA, au lendemain d’une enquête ouverte contre lui et sa famille par le Parquet national financier (PNF). L’ancien ministre de la Culture a été mis en cause dans les dossiers Epstein rendus publics par la justice américaine. 

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Le Maroc va-t-il perdre le contrôle de l’IMA ? 

Depuis sa nomination à la tête de l’IMA en 2013, Lang a incarné “les réseaux français du palais royal”, a résumé le journal Le Monde dans une enquête publiée mardi 10 février. Ce n’est pas d’ailleurs un hasard si l’homme a appris l’ouverture d’une enquête à son encontre alors qu’il se trouvait à Marrakech, au Maroc. Il s’y rendait plusieurs fois par an et bénéficiait de séjours de luxe, à Marrakech notamment. 

Fondé dans les années, l’IMA est une grande institution culturelle en France ayant une grande importance pour les relations avec le monde arabe. Il s’agit d’un outil de soft power très convoité. 

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IMA : Karim Amellal, seul candidat d’origine algérienne 

Pour la succession de Jack Lang, les lobbyistes du Maroc sont en force, a appris TSA de sources proches du dossier. Le palais royal ne veut pas perdre cet outil d’influence.  

Audrey Azoulay, l’ex-directrice générale de l’Unesco et fille du conseiller en chef du palais royal de Rabat, André Azoulay, serait candidate.

On parle aussi de la possible nomination d’Anne-Claire Legendre, la conseillère du président Emmanuel Macron qui a beaucoup œuvré ces dernières années pour le rapprochement avec le Maroc après la crise Paris-Rabat de 2021-2023. Un rapprochement qui s’est concrétisé en juillet 2024 avec la reconnaissance par la France de la marocanité du Sahara occidental.

De nombreux anciens ambassadeurs seraient aussi intéressés, dont François Gouyette, ambassadeur en Algérie entre 2020 et 2023. Il semble toutefois que celui-ci a peu de chances d’être retenu. Il a déjà essayé en 2023, sans succès. Macron avait préféré maintenir Jack Lang.

La plupart des candidats au poste sont en tout cas des pro-marocains, apprend-on de sources proches du dossier. 

Nous apprenons aussi la candidature de Karim Amellal, un proche d’Emmanuel Macron et ancien ambassadeur, délégué interministériel à la Méditerranée (2020-2025).

Karim Amellal est le seul candidat d’origine algérienne à ce poste stratégique. Le dernier mot revient au président Macron qui ne devrait pas tarder à désigner le successeur de Jack Lang. 

 

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