
L’Algérie a lancé ces dernières années une vaste opération de réhabilitation de ses hôtels mythiques qui ont marqué l’histoire du pays.
Ces infrastructures hôtelières emblématiques continuent de préserver la mémoire collective de par les événements historiques d’envergure qu’ils ont abrités de longues décennies durant.
A lire aussi : Air Algérie casse les prix avec une nouvelle promotion
Certains hôtels comme Cirta (Constantine) ont été réhabilités et rouverts, d’autres continuent de faire l’objet de travaux de restauration pour sauvegarder un pan de l’histoire de l’Algérie et de modernisation afin qu’ils répondent aux exigences d’une clientèle contemporaine et aux standards internationaux requis en la matière.
A lire aussi : Algérie : la galère des importateurs de véhicules
L’État veut redorer le blason de ces entités touristiques à même d’insuffler une nouvelle dynamique au secteur du tourisme en Algérie. L’objectif est d’attirer 8 millions de touristes à l’horizon 2029, contre 3,5 millions en 2025.
L’hôtel Les Hammadites fait partie de ces structures hôtelières qui jouissent d’une renommée nationale. Situé en bord de mer, à Tichy, à une dizaine de kilomètres à l’est de Béjaïa, cet hôtel a vu passer sur son enceinte, depuis les années 1980, plusieurs générations de touristes aussi bien nationaux qu’étrangers.
A lire aussi : La France s’intéresse à la pomme de terre algérienne
Outre sa restauration, l’établissement bénéficie d’une extension dont la pose de la première pierre a été effectuée samedi 14 février 2026 par la ministre du Tourisme, Houria Meddahi au cours d’une visite d’inspection qui l’a conduite vers la wilaya de Béjaïa, a indiqué un communiqué du ministère qui a annoncé la « poursuite du projet de réhabilitation et de modernisation de l’hôtel public ».
Hôtels en Algérie : Les Hammadites veut retrouver son lustre d’antan
Selon les données communiquées à cette occasion, l’opération ne se limite pas à la remise en état du bâti existant. Elle comprend la réalisation de nouvelles structures d’hébergement et d’équipements de loisirs, ainsi qu’une extension de la capacité d’accueil.
Le bâtiment principal, en R+3, comptera 139 chambres et deux suites VIP, en plus de sept studios actuellement en cours de réhabilitation. Le programme prévoit également neuf bungalows en R+1, regroupant 18 appartements de type F2, ainsi que 21 bungalows VIP de type F3, selon les données du ministère reprises par la presse.
Lors de la visite d’inspection, la ministre Houria Meddahi a rappelé « la nécessité de respecter les délais contractuels » afin de livrer le projet dans les temps impartis. Elle a recommandé le recours à une main-d’œuvre qualifiée, l’utilisation de matériaux produits en Algérie, l’intégration de solutions numériques dans la gestion de l’établissement et le lancement des procédures d’acquisition des équipements, a rapporté l’agence APS.
Es Safir (Ex-Aletti), la réhabilitation…de l’histoire
L’autre hôtel qui fut le joyau architectural de l’Algérie, par excellence, en l’occurrence, Es Safir (Ex-Aletti) est actuellement en plein restauration.
Cet établissement datant de 1930, est un prestigieux hôtel situé sur le boulevard du front de mer en face de la baie d’Alger. Il accueilli des manifestations et des personnalités de renommée mondiale.
L’hôtel fait l’objet d’une réhabilitation, engagée par son propriétaire, l’EGT Centre, relevant du groupe public HTT. Les travaux de modernisation visent à en faire un établissement 4 étoiles.
« Le Grand Hôtel » d’Oran, un monument emblématique des années 1920
Par ailleurs, «Le Grand Hôtel» d’Oran, à l’architecture haussmannienne, a rouvert ses portes en mai 2025 après avoir subi des travaux de restauration.
Édifié en 1920, il est classé parmi les monuments emblématiques de la région de l’Oranie. Il allie l’élégance urbaine parisienne au charme méditerranéen. En plus de sa réhabilitation, les gestionnaires de l’établissement ont introduit des équipements technologiques, une plateforme numérique ainsi que des services modernes…
Le même intérêt a été accordé pour l’autre légendaire, l’hôtel Cirta de Constantine. L’établissement a été remis en service fin décembre 2025 après une vaste opération de réhabilitation, de rénovation et de mise aux normes.
L’hôtel Cirta de Constantine, un brassage de tradition et de modernité
Lancé en juillet 2014, le chantier a porté sur la restauration en profondeur de cette bâtisse emblématique datant de 1912, considérée comme un repère architectural et touristique majeur de la ville des ponts suspendus, a indiqué M. Bachir Belouahem, architecte consultant auprès de la Société d’investissement hôtelières (SIH), maître d’ouvrage, cité par l’APS.
Les travaux ont porté essentiellement sur la consolidation de la structure et la valorisation de son cachet historique, tout en l’adaptant aux exigences contemporaines en matière de sécurité et de confort, a souligné la même source.
Classée « hôtel palace », la structure hôtelière est confiée à la SIH, a affirmé son PDG Moulay Larbi, lors de la cérémonie d’inauguration aux côtés des autorités locales.
D’importantes extensions ont été réalisées (parkings, piscine et locaux techniques), faisant passer la superficie de l’hôtel de 1.750 m2 à près de 8.000 m2, selon des informations fournies sur place. Le projet de réhabilitation de l’hôtel Cirta qui dispose désormais de 54 suites, a nécessité un investissement de 7 milliards DA.