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Violence politique en France : deux poids, deux mesures

En France, le meurtre de Quentin, jeune militant d'extrême-droite, survient dans un contexte de montée en puissance de la violence politique.

Violence politique en France : deux poids, deux mesures
France : brusque retour de flamme pour l'extrême-droite. | ID 245438445 © Jerome Cid | Dreamstime.com
Rafik Tadjer
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Qui sème le vent, récolte la tempête. La France est secouée par la mort de Quentin Deranque, un jeune militant d’extrême-droite tué lors d’une rixe entre un groupuscule de cette mouvance et un autre d’extrême-gauche.

Le jeune homme est victime d’une violence politique que son camp a grandement contribué à banaliser.

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La bagarre s’est produite la semaine passée à Lyon en marge d’une conférence de la militante franco-palestinienne Rima Hassan, par ailleurs eurodéputée de La France Insoumise (LFI). 

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Des militants de la mouvance qui est appelée en France l’ultra-droite ont tenté de perturber la conférence du parti de Jean-Luc Mélenchon, des militants antifascistes ont riposté et il s’en est résulté un drame qui a emporté une jeune à la fleur de l’âge. 

L’événement fait la Une de l’actualité, mais encore une fois, une partie de la classe politique et de la presse française passent à côté du véritable sujet. 

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D’abord on essaye de faire porter le chapeau à Rima Hassan, attendue au tournant par tous les extrémistes et les pro-israéliens de France depuis qu’elle s’est mise en évidence par sa defense du peuple palestinien face à la guerre de génocide que lui mène Israël.

 Pourtant, les faits sont clairs. La jeune femme est eurodéputée et et n’a fait qu’exercer la politique dans la légalité, de surcroît à l’approche d’une échéance électorale. 

Ce n’est pas elle qui a provoqué l’affrontement. C’est le groupuscule d’extrême-droite qui est venu l’empêcher de parler.

 Curieusement, ce raisonnement on l’entend très peu sur certains médias français où il est difficile de prendre la défense d’une Rima Hassan depuis longtemps diabolisée. 

Violence politique en France : deux poids, deux mesures 

La justice a entamé l’interpellation de ceux qui ont tabassé à mort le jeune Quentin. Il lui appartient de déterminer le rôle de chacun et de prononcer les justes châtiments.

 Hélas, dans le débat public, le véritable responsable de la montée de la violence politique n’est pas désigné avec impartialité. 

On ne parle que peu de la montée du discours de haine, de la banalisation du racisme et surtout du passage à l’acte à plusieurs reprises. Tout cela est évidemment l’œuvre de l’extrême-droite. 

Sur une chaîne Web proche de LFI, le Média TV, on a rappelé une statistique qui, à la fois, explique pourquoi on parle beaucoup de cette affaire et désigne la véritable source de la violence politique et idéologique.

Quentin Deranque est le premier militant d’extrême-droite tué depuis la Seconde Guerre mondiale.

 Alors que, rien qu’entre 1986 et 2021, 53 crimes idéologiques ont été commis en France, dont 90% par l’extrême-droite. 

Il y a aussi un deux poids, deux mesures insupportable. Plusieurs crimes racistes et idéologiques ont été commis ces derniers mois par des membres de la même mouvance et aucun d’entre eux n’a fait autant réagir. 

En avril 2025, Aboubacar Cissé a été égorgé alors qu’il priait dans une mosquée.

 Quelques semaines plus tard, le Tunisien Hicham Miraoui était abattu par son voisin extrémiste qui ne supportait pas de voir des musulmans autour de lui. 

Plus récemment encore, un jeune Maghrébin a été tué et jeté dans un étang dans la région de Lyon. La justice a ouvert une enquête pour crime raciste. 

Ou encore ce lycéen d’origine syrienne agressé et humilié par une bande d’identitaires dans la même région. Tous ces crimes sont presque passés dans la case des faits divers. 

“Il y a des vies qui ne se valent pas”, s’est indigné le journaliste et écrivain Pierre Jacquemain, en rappelant justement tous les crimes commis ces derniers mois par l’extrême-droite presque dans l’indifférence. 

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