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Guerre en Iran : le pétrole s’envole, le gaz risque de flamber

Les prix du pétrole ont flambé à l’ouverture des marchés ce lundi sous l’effet de la guerre que mènent les États-Unis et Israël à l'Iran

Guerre en Iran : le pétrole s’envole, le gaz risque de flamber
Le pétrole s’envole à 80 dollars et le gaz risque de flamber sous l’effet de la guerre en Iran | ID 19305401 © Valentin M Armianu | Dreamstime.com
Ali Idir
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Au troisième jour de la guerre que mènent les États-Unis et Israël contre l’Iran et à l’ouverture du marché ce lundi, le baril de Brent de la mer du Nord a bondi à plus de 80 dollars.

L’or noir a dépassé brièvement ce seuil pour atteindre 82 dollars, avant de reculer à 76,62 dollars à 02 h 45, soit une hausse de 5,15 % par rapport à vendredi où il a clôturé à 72 $, loin des 61 dollars du début de l’année. Pour le pétrole américain, le baril de WTI a bondi de 4,82 % à 70,24 dollars.

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À 6 h 33, le baril de Brent progressait de 6,89 % à 77,52 dollars. Il pourrait atteindre 100 dollars et même plus en cas d’aggravation du conflit et la prolongation de la fermeture du détroit d’Ormuz où transite 20 % du pétrole consommé dans le monde, dont plus de 80 % est destiné aux pays asiatiques, selon l’agence internationale de l’énergie.

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Les prix du gaz risquent de flamber

La dernière fois où le pétrole a franchi le seuil des 100 dollars le baril, c’était après le déclenchement de la guerre en Ukraine en février 2022.

La navigation dans ce détroit stratégique est suspendue. Après l’attaque de deux navires au large des Émirats arabes unis et d’Oman, l’Organisation maritime internationale (OMI) a appelé les armateurs à « éviter» la région, ce que le géant français des mers CMA CGM a décidé de faire.

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Dimanche, huit pays de l’Opep+, dont l’Algérie, ont réagi à la crise en décidant d’augmenter leur production pétrolière de 206.000 barils par jour pour le mois d’avril.

En plus du pétrole, les prix du gaz risquent aussi de flamber, sachant que 20 % du commerce mondial du GNL transite par Ormuz, dont dépend l’exportation du gaz qatari.

Quel impact sur l’Algérie ?

Pour l’Algérie dont la production pétrolière va atteindre 977.000 barils par jour à partir d’avril, la flambée des prix de l’or noir est une bonne nouvelle.

Le pays tire l’essentiel de ses sources en devises de l’exportation des hydrocarbures, même si sa production pétrolière reste modeste, et l’essentiel de ses ventes de gaz se font par gazoducs vers l’Italie et l’Espagne, avec des prix déjà négociés.

En 2022, la hausse des prix du pétrole survenue après le déclenchement de la guerre en Ukraine, a permis à l’Algérie d’exporter pour 60 milliards d’hydrocarbures. Une hausse record après la baisse historique à 20 milliards de dollars en 2020 en raison de la crise du Covid-19.

Cette année-là, les prix du Brent ont atteint une moyenne de 104 dollars. En 2023, les exportations algériennes d’hydrocarbures ont reculé de 16b% à 50 milliards de dollars en raison de la baisse des prix de l’or noir.

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