
La compagnie énergétique française Engie s’est retirée d’un investissement gazier en Algérie, vendant ses parts à l’Italien ENI et au Thaïlandais PTTEP. L’avenant apporté au contrat d’exploitation a été approuvé par décret présidentiel.
La transaction concerne le contrat de partage de production de deux blocs du périmètre gazier de Touat, dans la wilaya d’Adrar, exploités par la société mixte E&E Algeria Touat B.V, jusque-là contrôlée par Sonatrach, ENI et Engie.
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“Est approuvé et sera exécuté, conformément à la législation et à la réglementation en vigueur, l’avenant n° 5 au contrat du 10 juillet 2002 pour la recherche, l’appréciation et l’exploitation d’hydrocarbures sur le périmètre dénommé Touat (blocs : 352 a et 353), conclu à Alger, le 10 novembre 2025, entre la société nationale Sonatrach et la société E&E Algeria Touat B.V.”, lit-on dans un décret présidentiel paru au dernier numéro du journal officiel.
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Périmètre gazier du Touat en Algérie : le Français Engie vend ses parts
Selon les détails fournis par l’agence italienne ANSA, Engie a vendu les 30 % de parts qu’il détenait dans le projet à ENI (8 %) et au Thaïlandais PTTEP (22 %). La compagnie italienne porte ainsi sa participation à 43 %. L’autre actionnaire du projet est Sonatrach avec 35 % de parts.
La compagnie française s’est officiellement retirée du projet gazier de Touat dans le cadre de cette opération, a indiqué la même source. Les détails financiers de la transaction n’ont pas été précisés.
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ENI est entrée dans le projet Touat début 2024, par le biais du rachat de Neptune Energy. À cette date, la répartition du capital était la suivante : Sonatrach (35 %), Eni (environ 35 %) et Engie (30 %), rappelle l’agence italienne.
La même source souligne qu’avant l’entrée de la compagnie italienne dans le projet, la production était nettement inférieure à sa capacité nominale, en raison de “contraintes opérationnelles”.
Dans les mois qui ont suivi, poursuit ANSA, les actions conjointes menées par l’association entre Sonatrach et Eni ont permis “une reprise significative de la production”, atteignant le niveau actuel de production (13 millions de mètres cubes de gaz par jour).