
Alors que l’importation de la banane lui coûte 300 millions de dollars chaque année, l’Algérie veut développer la culture locale de ce fruit. La question a été au menu d’une réunion de coordination présidée ce mercredi 11 mars par le ministre de l’Agriculture Yacine Oualid et son collègue de l’Enseignement supérieur Kamel Baddari.
La réunion est consacrée à la présentation de deux projets stratégiques, la production de plants par culture tissulaire et la production de semences hybrides, indique un communiqué du ministère de l’Agriculture.
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Le premier projet concerne la création d’une unité de culture tissulaire spécialisée dans la production de plants, à commencer par des plants de bananiers, avec une capacité de production pouvant atteindre 10 millions de plants par an, précise la même source.
Il est mené en partenariat entre le Centre de recherche en biotechnologie de Constantine et l’Agence de développement des cultures stratégiques, au niveau des unités de production (anciennement fermes pilotes) de cette agence, situées à l’Est du pays.
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Culture de la banane : l’Algérie consacre 4.700 hectares
À la même occasion, le plan d’action du ministère de l’Agriculture pour la production de la banane a été présenté. Il prévoit de mettre à la disposition des agriculteurs souhaitant investir dans cette filière plus de 4.700 hectares de terres agricoles dans les régions où les conditions de production sont réunies.
Le deuxième projet examiné concerne la création d’une entité spécialisée dans la production de semences, en particulier de maïs et de légumes hybrides.
Le projet est basé sur les résultats des recherches menées par les chercheurs de l’université de Tiaret dans le domaine de la production de semences locales adaptées aux conditions climatiques prévalant en Algérie, lit-on dans le communiqué.
En présence des deux ministres, le plan d’action relatif à ces « projets stratégiques » a été présenté, ainsi que les capacités et les ressources disponibles, concernant notamment les terres agricoles, le financement et l’expertise scientifique. La finalité de ces projets est la réduction des importations et le renforcement de la compétitivité des produits nationaux, indique-t-on.