
En France, les dérapages islamophobes sur les médias d’extrême droite se multiplient. Le dernier en date a été commis sur le plateau de CNews par l’historien Richard Haddad.
Ces propos sur le Coran ont provoqué la réaction du Collectif contre l’islamophobie en Europe (CCIE) qui a annoncé sa décision de saisir le procureur de la République.
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Cette saisine « suite aux propos tenus par Richard Haddad sur CNews, affirmant que certains imams ou formations religieuses enseignaient aux enfants la haine, la violence et la légitimation de la vente de stupéfiants aux non-musulmans », explique le collectif.
Les propos l’historien « peuvent être qualifiées de diffamation publique envers un groupe de personnes en raison de leur appartenance à la religion musulmane », ajoute le CCIE.
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De plus, ses propos « imputent à certains de ses membres des pratiques graves et non étayées ».
Richard Haddad ment sur le plateau de CNews
La diffamation publique est encadrée en France par la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. L’article 29 la définit comme le fait d’accuser ou d’attribuer des faits qui portent atteinte à l’honneur ou à la considération d’une personne ou d’un groupe. L’article 32 prévoit des sanctions plus fortes lorsque ces propos visent une personne ou un groupe en raison notamment de leur religion.
En date du 4 mai, le lendemain de l’intervention de Richard Haddad sur la chaîne du groupe Vincent Bolloré, le Collectif Contre l’Islamophobie en Europe avait déjà fait part de sa stupéfaction sur X.
« CNews diffuse une nouvelle accusation sans preuve contre les musulmans », a-t-il dénoncé, en indiquant que les affirmations de Richard Haddad « reposent sur des généralités graves visant les musulmans » et qu’aucun texte ne peut confirmer ce qu’il a dit.